Séance 2 – Approches singulières et contextuelles, étude de cas : l’invitation à l’auteur.

Limès POITIERS

(le site du limes, présentation de la formation)

GBoutouillet

Médiation numérique

Séance 2/3 lundi 16 février 2015

  1. Lecture des textes produits, retours généraux, impressions

Les textes produits depuis la séance 1, inventaire impossible d’une semaine de lecture, sont mis en lligne – à lire ici

Deux faits notables, retiendront notre attention :

  1. Ce qui est écrit, les données observables: « ce qu’on lit, comment on le lit, comment ça s’organise. »
  2. Comment cela s’est-il écrit – le même exercice aurait pu être décliné (lecture du Perec, l’infra-ordinaire, présentation de l’exercice source en atelier d’écriture) pour questionner : une journée de connections, une semaine d’écriture, une semaine de publications.C’est  ce qu’interroge l’atelier d’écriture en ligne, dès lors qu’on décide d’en user ainsi, de le regarder du point de vue de la métacognition : nos manières de lire, d’écrire, de publier.

(considérations sur l’écriture et son adresse)

Sur les réseaux sociaux.

Dans l’époque.

Dans le contexte – écriture, médiation, littérature, numérique.

  1. Etude de cas : l’invitation d’un auteur.

L’adresse et l’organisation : la lettre à l’auteur possible / à l’auteur « impossible. » (rêvé, mais qu’on imagine ne jamais se déplacer)

Lecture des lettres.

Retours organisés //

[choisir et s’adresser, situation d’énonciation, inscription dans un rapport spatio-temporel clair, dans un contexte d’action spécifié — de repérer entre les représentations et les aspects réels (socio-économiques, notamment) de la vie des auteurs, du travail qu’on engage avec eux]

Séance 1 – itinéraire(s) personnel(s) singulier et pluriels

[Cours limes poitiers, 3 séances en février 2015 | séance 1/3]
(Sur le site du limes, présentation de la formation)

1.Médiateur littéraire : Présentation d’un itinéraire, depuis le site materiaucomposite.wordpress.com

Me posant la question des contenus de ces séances, tentant de faire le tri dans mes activités constellées et liées pour tenir un propos clair, je choisis le contre-pied à cette idée de clarté et prend le parti de partir de l’oeil de mon cyclone, de dire un peu de cette réalité d’actions qui est la mienne, depuis un de ses lieux de sédimentation, de traces – à savoir, le réseau social. Je choisis twitter, où je constate privilégier les infos strictement littéraires (alors que facebook se mêle pour ma part d’une autre forme de sociabilité : de ceci je parle également).

actus toute récente : une semaine de réseaux sociaux (défilement du fil twitter de la semaine précédente, sur https://twitter.com/GuenaelB) – pour faire le récit au jour le jour d’un « métier » : médiateur littéraire connecté.

Cela signifie : plein de choses, dont le fil rouge demeure le lirécrire, le lien entre écriture et lecture : écrire et lire sont liés et ce lien est sans cesse relancé dans notre interface de travail, le terminal (qu’il soit ordinateur ou téléphone) : au-delà de la question de la connection (excessive, intempestive), réelle mais majorée symboliquement, c’est celle de cette intrication entre la table de travail et celle de lecture, entre le téléphone et le carnet de notes, qui relance et questionne ce rapport entre lire et écrire.

Mon récit passe donc par (notamment) :

la maison gueffier
remue.net
la maison de la poésie de nantes
les résidences ile-de-France
poieo numérique
lire+ecrire numérique
les blogs wordpress + sebecorochambord.

(Et on en le refaire antéchronologiquement depuis cet endroit : https://materiaucomposite.wordpress.com/a-propos/

idées maîtresse :

-DIY les engagements personnels s’ils sont fondés, effectifs, en rapport, génèrent, à long terme, un gain, symbolique et de connaissance – mais pas seulement.

-écrire l’écriture est au centre, qu’il s’agisse d’être écrivain (tous ceux que je connais vivent aussi d’autre chose, notamment de médiations, résidences, ateliers, etc / à précarisation grandissante, diversification grandissante) ou « seulement » auteur – la médiation en sera améliorée, l’animation d’ateliers d’écriture en sera bonifiée.Retour ligne automatique

-atelier et web – le numérique et la présence réseaux, la publication, sont des endroits de coopération (exemple du cycle lireécrirenumérique), sont des extensions de l’atelier – et il y a un enjeu à cet endroit : lier les deux, le numérique et la littérature, selon des modalités variables : nous sommes si peu à animer des ateliers d’écriture dans cet environnement, c’est trop peu (pour rappel, cet article)

-« auto-veille » – la question de sa place, dans des dispositifs mouvants, est cruciale : il faut en délimiter les contours, tenir une analyse permanente des travaux et compétences – refaire son CV (analyse des manques sur le mien, comme exemple) pas tant pour candidater, mais en premier lieu pour soi, pour être en veille, revoir son rapport aux outils technologiques, refaire sa barre de liens… D’avoir son propre site, son propre blog, tenu et éditorialisé, est un lieu et prétexte idéal à cette veille – centrifuge et centripète, si l’on peut dire… vers soi et vers les autres.

2. La question de l’écriture en atelier et de ses rapports au numérique

-historique ateliers d’écriture, quatre grands principes, avec lesquels j’ai travaillé sous la férule de Cathie Barreau

-de l’intérêt du contexte numérique, de sa difficulté de mise en place, du changement des dits « principes »

-de la littérature comme ressource et moyen (autant que comme objectif – i.e : objectif de la découvrir plus que d’en écrire).

3. Exercice d’écriture

Après que l’intervenant se soit longuement présenté, en tant que médiateur littéraire, c’est-à-dire instance composite, la parole est donnée aux étudiants, au-delà d’un simple tour de table. Il s’agira d’écrire, de s’écrire en passant par la médiation d’un objet : la lecture.

1 -A titre d’exemple d’écriture en contexte d’atelier et numérique, cet exercice, intitulé l’hyperportrait (ou portrait-google).

Temps d’écriture – mon identité numérique. (écrire web signifie écrire dans et avec le web : s’écrire web le signifie plus encore).Les sources littéraires sont des CVs et bios d’auteur devenues faits d’écriture sur leur site : présentation de Joachim Séné / bios de François Bon et de Chloé Delaume sur leur site respectif…La consigne donnée est :Retour ligne automatique

« Écrivez votre biographie en cinquante mots dont au moins dix soient des liens hypertextes. »

(Cet exercice permet aussi de se présenter au groupe et à l’animateur, en même temps que de présenter un peu de son rapport au web).

Les textes produits sont ici.

2 – Consigne d’écriture cette fois :

qu’est-ce que je lis ? comment ? pour quoi ? répondre en un texte documenté (par des liens hypertexte éventuellemnt, ce n’est pas obligé) envoyé par courriel. ils constitueront un corpus d’ensemble, publiés dans un même article sur une page de blog dédiée.

Corpus de textes produits


Les jours se ressemblent plus ou moins et les semaines aussi, ma semaine de lecture est une journée qui se répète, avec quelques variations.

Le matin, je lis mes mails, quelques sites que je visite chaque jour, les phrases fixées au mur dans mon salon, les autocollants sur mon réfrigérateur, le dos de mon paquet de céréales, les consignes de recyclage sur ma brique de jus de fruits, les titres des dvds entreposés sur les étagères et ceux des livres posés en pile sur ma table basse, puis la fiche des horaires de bus. Dans ce dernier, je lis les tarifs, les conditions, les règles de vie affichées sur les parois, les risques de poursuites judiciaires en cas de fraude, les fiches des étudiants en révisions, par dessus leur épaule. Je lis les affiches publicitaires, la programmation des spectacles de la ville, les tracts sous les essuie-glaces des voitures, les slogans politiques sur les panneaux d’affichages et les emplois du temps des salles. Je lis les menus de la cafétéria et les boissons proposées par la machine à café. Je consulte de temps en temps mon téléphone, je lis les sms reçus, relis ceux que j’ai envoyés, je lis les textes distribués en cours, relis les notes que je viens de prendre et parfois celles de ma voisine. Je lis le nom de la pâtisserie du jour dans la vitrine de la boulangerie, les gros titres des journaux sur les panneaux devant le bar-tabac et les tarifs du pressing, dans ma rue. Je lis mon courrier et les noms sur les boîtes aux lettres, je parcours du regard les publicités avant de les jeter, je lis les jours de passage de la poubelle jaune, les messages affichés dans la cage d’escalier, les cartes envoyées par mes amis et le carnet du cinéma de ma ville natale, synopsis de films que je ne pourrai pas aller voir et critiques de ceux que je n’ai pas encore vus. Dans la salle d’attente du médecin, je lis de vieux numéros des Inrockuptibles et les plus récents de Causette, les posters de prévention, les numéros à contacter en cas d’urgence, les prospectus déposés sur les tables. Je lis mon ordonnance, les effets secondaires de mes médicaments et vais vérifier sur Internet si je dois m’inquiéter. Je vérifie mon emploi du temps du lendemain, ma messagerie de la fac, mon fil d’information Facebook, les commentaires de mes covoitureurs sur Blablacar et ceux Instagram des blogueurs que j’apprécie, les derniers articles postés par ceux-ci. Je lis l’ardoise accrochée dans la cuisine pour constituer ma liste de course, les dates de péremption des produits de mon réfrigérateur, quelques recettes de cuisine. Je lis des articles dans le cadre de mon mémoire et les notes que j’ai prises à ce sujet, je consulte les sites des écoles pour lesquelles je voudrais postuler. Je lis les paroles des chansons que j’ai envie de chanter, les quatrièmes de couverture des livres que j’ai envie de lire. Je lis la météo sur mon téléphone, les derniers sms de la journée, et enfin quelques pages de mon livre en cours, avant de m’endormir.

(Célestine


Mes lieux, mes livres, ma bougeotte

Vendredi 6 février

Gare de Poitiers- Gare Paris-Montparnasse 1 et 2

Préface de Cromwell de Victor Hugo. Le genre de lecture qui m’ennuie avant même de m’y jeter, le genre d’exploration nécessaire pour un éventuel dossier qui se nommerait « Grotesque et politique : une clé littéraire pour comprendre le fait révolutionnaire sous la Restauration ». Lecture fastidieuse, entrecoupé d’1, 3, 30, 300… zieutages à la fenêtre. Le Châtelleraudais, la Touraine, la Beauce… Il y a Shakespeare, Walter Scott, il y a le laid, le beau, la Bible et puis un nombre incalculable de ces petits paragraphes, édition préface GF en mode eighties.

Ligne 4 Métro Montparnasse Bienvenüe – Porte de Clignancourt

Sèvres Babylone : affiche pour le Virgin Radio Tour

Marcadet-Poissoniers : affiche pour la Troisième Nuit de la Déprime (N’oubliez pas vos ordonnances !
Barbès-Rochechouart : affiche pour Wall Street English (Aïe Doux You File
Châtelet : affiche pour je cite « le retour à la comédie » de Marc Lévy

Château-Rouge : affiche pour l’expo « Au temps de Klimt – La Sécession en Autriche. Pinacothèque de Paris

Samedi 7 février

Rue Lecourbe Paris
Tout Miyazaki sur une clé USB. Délice du sous-titre. Alliance de la voix japonaise à la prose française. Je repère une faute tous les cinquant mots. C’est ça de pirater.

Dimanche 8 février

Gare Paris-Montparnasse 1 et 2 – Gare de Poitiers
Retour à Cromwell. Rentre enfin dans le texte. Ne peut m’empêcher de me dire qu’avec les moyens techniques d’aujourd’hui, y’a bien moyen de le mettre en scène.
File en vitesse au théâtre. Quitte Hugo pour huit heures de Shakespeare. Intelligence de la mise en scène. Voit sur scène les mots ROUEN, ORLÉANS, BORDEAUX sur une barricade. Voit sur une valise EN ROUTE POUR PARIS. Entend des flopées de vers (retiens la magnifique expression Mes idées tournoient comme le tour d’un potier), des rires et pas de pleurs. Il y a du Star Wars dans les scènes de combats.
Avant de dormir, finit A cauchemar is born (Massera/Verticales), Dans la Diagonale (Bégaudeau/Verticales). Dans le lit, lampe trop forte, me sert de mon écharpe noire pour tamiser.

Lundi 9 février

Poitiers. Ligne de Bus 11 Stade Migné Auxances-Parcobus Champlain
Emporte avec moi Kinship. Sur la couverture, Adjani et Niels Schneider. Ordi Apple-Gobelet de Café. Texte moyen à vrai dire, j’ai bien fait de ne pas prendre des locations au Théâtre de Paris. Il y a des passages de Phèdre. En tête, Dominique Blanc montrant son sein à Pascal Greggory dans la mise en scène de Chéreau. Finit la pièce avant d’aller en cours.
Ce soir en prévision : le manuscrit qu’Actes Sud m’a envoyé et qui traîne depuis deux semaines sur mon bureau. Souvenir d’un incipit franchement mauvais où les premières pages sont en mode parlons-de-la-pluie-et-du-beau-temps-du-héros-qui-arrive-comme-par-hasard. Ai envie de lire Botho Strauss. Sur la tablette, attend la fin du Lysistrata et la suite du Bonheur National Brut (Roux/Albin Michel
La semaine commence juste et la bibliothèque est encore pleine
Claudel attend encore/ Carrère attende encore/ Beigbeder attend encore/ Bellanger attend encore/ Cusset attend encore/ Marivaux attend encore/ Musset attend encore/ Aubenas attend encore/ Hanecke attend encore/ Miano attend encore/ Bon attend encore/ Willison attend encore/ Crimp attend encore.

Se déconnecter le cerveau à coup de roman pour ados(https://www.facebook.com/BlackMoonOfficiel), vautrée sur un lit(http://www.utoopics.com/wp-content/contenus/2012/12/lecture-dans-le-lit.jpg) pendant des heures, des journées, des nuits tandis que d’autres se gèlent les miches dehors, ou s’ennuient ferme au boulot. Petit plaisir de la vie que d’être sous les couvertures à savourer un bon polar en émettant des hypothèses sur l’éventuel tueur… et se faire avoir à chaque fois. S’exaspérer sur cette saleté de thriller(http://www.livredepoche.com/results?search_api_views_fulltext=thriller) bourré de clichés, du vu, revu et re-revu en barre, mais ne pas le lâcher pour connaître la fin, et se repaître de détails macabre. Lire en français, lire en anglais des mangas sur l’ordinateur(http://www.scan-manga.com/).

La lecture est partout, n’en déplaise à certains.(http://www.gex.fr/images/misc/menu/biblio.jpg

Des mails aux prospectus en passant par les sous-titres d’une série regardée en version originale. De la grande littérature à la soupe commerciale, avalée toutes deux sans distinctions. Qu’est-ce qu’on s’en fout au fond ! tant que ça plaît, tant que ça déconnecte de la réalité, que ça fait voyager(http://www.ablogouvert.fr/wp-content/uploads/big_thumb_9c81d09961feb79e5deb214e3e351424.jpg), délirer, fantasmer, respirer, respirer, respirer !(http://a54.idata.over-blog.com/3/28/63/04/DEFI-PHOTO-VIRGINIE-B/Livre-et-evasion-Pola-20110518211653-.png)

Ma semaine de lectures
Lundi 2 février, 09h30. Relecture. Qui dit festival « bruits de langue », dit préparation, organisation de l’événement. Qui dit Charlie Hebdo, dit hommage. Choix retenu : faire une exposition parlant d’auteurs menacés de fatwa. Lundi, elle était (enfin) au point. Avant de l’afficher, il fallait la relire. Lecture qui ne se focalise pas sur le contenu, mais sur la forme. Traque d’éventuelles fautes d’orthographe, de langue. Lecture presque un peu abêtissante.
Même jour, 11h. Toujours les « bruits de langue ». Bernard Noël en est le parrain. Lui rendre hommage, lui aussi, s’avère nécessaire. Support : non pas une exposition, mais une courte vidéo. Pour cela, il fallait le connaître. Lecture rapide, en diagonale de quelques-uns de ses ouvrages, recueils, poèmes. La chute des temps, La vie en désordre, Bruits de langue, même.
Même jour, 12h. Horaires de train. Lecture partielle, très fragmentée, survolée. Le train est en retard. Nous attendons l’auteur invité pour les « bruits de langue ». Jean-Luc Rari. Ram. Raharin. Raharimaman. Jean-Luc Raharimanana.
Même jour, 20h. Lectures à voix haute. Ce soir, ça n’est pas moi qui lis. Pas directement. On me lit des histoires. Quelques auteurs invités à « bruits de langue » nous donnent une soirée lecture. On ferme les yeux, on écoute, on se laisse bercer par ces phrases qui ne sont certainement pas anodines. Les mots s’enchaînent, évoquant la beauté d’un visage retrouvé après des années d’absence, des réactions haineuses, de l’incompréhension.
Mardi 3 février, 10h30. Lecture enregistrée. Retour sur l’hommage à Bernard Noël. Après l’avoir mis par écrit, il faut enregistrer la lecture du texte pour en faire une vidéo. Aide, conseils, matériel, par Les Yeux d’Izo.
Même jour, 14h30. Conférence de Leslie Kaplan. Si je veux acheter un de ses livres, il faut que je le fasse maintenant afin de le faire dédicacer avant son départ. C’est donc le moment de faire mes choix parmi tous les livres du stand librairie. Lecture des résumés, de pages ouvertes au hasard… Le choix est fait. Terminus Allemagne, Les cauchemars du gecko, Millefeuille.
Mercredi 4 février, 14h. Lecture cachée. On l’a tous fait : enfants, sous la couette, la nuit, avec une lampe de poche, pour finir un livre vraiment prenant. Là, ça n’était pas tout à fait pareil. Une rencontre d’auteurs à laquelle j’étais tenue d’assister, mais qui ne m’intéressait pas réellement. A côté de ça, un livre vraiment passionnant à finir de toute urgence. Le choix était vite fait : j’ai caché mon livre sous la table, et l’ai lu pendant la rencontre.
Même jour, le soir. Même livre, tellement passionnant. Parfois ça arrive, on aime tellement ce livre qu’il est difficile de penser à autre chose tout au long de la journée qu’au plaisir qu’on aura, le soir venu, de se glisser dans son lit pour dévorer avec toujours plus d’avidité quelques dizaines de pages. Ce livre, c’est en fait la lecture phare de ma semaine. Il m’a tenue en haleine toute la semaine, et j’étais presque déçue de l’avoir fini, triste de devoir quitter cet univers parallèle dans lequel j’avais vécu ces quelques jours.
Jeudi 5 février, 12h. Lecture rapide de mails. Organisation souvent complexe, mais il faut s’y plier. Pour cela, comprendre qui doit faire quoi et quand. Lire les échanges de mails : fastidieux, long, on ne comprend pas toujours ce que l’interlocuteur a voulu dire précisément.
Même jour, 16h30. Les « bruits de langue » touchent à leur fin. En tant qu’une des responsables du stand librairie, il faut que je compte les livres restants. Pour chaque titre, lire dans la bonne colonne le nombre de livres vendus, et calculer le nombre restant. Opération de lecture loin d’être passionnante, mais bel et bien nécessaire.
Vendredi 6 février, 10h. Montage d’une vidéo. Les notes ont été prises la veille, lors de la rencontre avec François Bégaudeau. Il faut tout relire, retrouver le fil de ce qui a été dit, sélectionner les passages les plus importants, chercher à quel moment ils apparaissent dans la vidéo, les mettre dans le désordre, qui sera pourtant l’ordre logique de la vidéo finale.
Même jour, 15h. Librairie. Feuilletage d’ouvrages de jeunesse. Je paresse en attendant un rendez-vous important, je lis des résumés, m’amuse devant des illustrations, souris devant des textes touchants. Je croise une prof, on regarde ensemble deux livres : voilà celui que je vais choisir pour son cours.
Samedi 7 février, 15h. Lecture en route. Je ne conduis pas, et la route est toute droite, donc je peux lire sans risquer d’être malade. Replonger dans l’univers de L’amour et les forêts, évoqué plus haut.
Même jour, 19h. Arrivée dans un château, où nous avons été invités à passer le week-end. Je tombe en extase devant la bibliothèque pleine de vieux livres joliment reliés en cuir. Je pourrais passer des heures dans cette pièce, à ne faire que lire, sans tenir compte de ce qui se passe autour. Malheureusement, ça ne sera pas possible. Après en avoir ouvert un ou deux, je dois me détourner de ces livres magnifiques pour profiter de l’ensemble des lieux.
Dimanche 8 février, 11h. Baptême d’une nièce. Lecture des textes évangéliques, écoute plus ou moins attentive du sermon du prêtre, puis lecture des paroles des chants. Les textes ont été choisis avec soin, la cérémonie a été sobre mais très belle.
Même jour, 15h. Balade digestive qui se transforme en visite guidée du château par le propriétaire des lieux. Lecture de quelques panneaux explicatifs au long de la visite. Là, un ancien dortoir de moines. Le panneau précise l’époque à laquelle lesdits moines ont habités cet endroit. Ici, deux sièges creusés dans la pierre datant de l’époque carolingienne. Le panneau explique dans les circonstances dans lesquelles ils ont été découverts. D’autres encore, mais la liste serait longue, comme celle de tous les autres fragments de lecture.


Gichtenaere Marine, M1 Limès 14/02/2015

Atelier d’écriture : inventaire d’une semaine de lecture

Cette semaine mes lectures ont été bien plus utilitaires que littéraires. J’ai lu de nombreux mails, des courriers, des publicités. Finalement ce n’est pas de la lecture dans le sens commun comme on l’entend mais juste une lecture rapide dans le but de rester informer.
Pour le plaisir, j’ai pris le temps de feuilleter quelques magazines féminins, en lisant seulement en diagonale quelques petits articles qui m’intéressaient.
Ma seule véritable lecture fut Livres pillés, lectures surveillées de Martine Poulain. Une lecture longue car avec prises de notes afin de faire un exposé pour un cours.
J’ai parcouru tous les jours des articles sur l’application « 20 minutes » afin de rester informer des actualités.
Et bien sûr j’ai plus lu sur internet en parcourant de manière plus lente et précise des articles de cinéma sur des sites divers toujours dans le but de rester informer, et surtout par plaisir pour nourrir ma passion du cinéma. (http://www.avoir-alire.com/american-sniper-la-critique-d-un-eastwood-polemique


Si on veut définir la lecture on va dire que : La lecture est l’activité de compréhension d’une information écrite mais en réalité à mon avis une lecture est avant tout un comportement.

Toute chose est basée sur la lecture par exemple la critique est basée sur la lecture, on avance grâce a cette dernière
La vie c’est la lecture ! !
La lecture est un comportement, un geste du quotidien on consacre chaque jour du temps pour lire que ça soit spontané ou voulu, elle peut être un simple divertissement ou une passion
Une semaine de lecture peut englober toute sorte de lecture , une lecture habituelle du quotidien qui consiste à lire des articles de journal, de magazines, des e-mails et on peut la définir comme une lecture informative qui est intégré tout simplement dans nos habitudes
Mais avant tout la lecture c’est aussi du plaisir
La lecture un épanouissement personnel
Lire c’est comme une échappatoire, lire pour s’évader, oublier les soucis de la vie allant même nous détourner du réel on peut définir ce genre de lecture comme une lecture active ou approfondie qui consiste à lire des romans par exemple qui généralement nous procure du plaisir et ça nous inspire une jouissance de la pensée et ce genre de lecture est très sollicité .
Enfin on peut trouver toute forme de lecture et ça reste le meilleur apprentissage pour se former, grandir et une bonne lecture, c’est comme une bonne tisane. Il faut les bons ingrédients, puis il faut laisser infuser.


Compte rendu d’une journée type pour témoigner de ma lecture de la semaine.

Comme chaque matin, à mon réveil, je regarde le cadran horaire de mon réveil, 5H38 ; tiens, j’ai dormi plus longtemps qu’hier. Ok, allons faire un petit tour au sein de la société virtuelle pour se mettre au courant des nouvelles du jour. Fil d’actualité, Robert et Michel sont en couple, Gilberte a posté pour la 1367e fois une vidéo de son chat depuis qu’elle est inscrite sur ce réseau social. Quoi d’autre, Pierre a posté des « photos témoins », soirée plutôt arrosée hier soir si j’en juge par la le fait qu’il porte un diadème sur la tête, ET….. non, on en restera là pour la description. Maintenant, faisons un petit tour sur les pages auxquelles je suis abonnée, street art, street art, street art, art contemporain, street art, electronic litterature, nt2, ONF, street art, Ah tiens Rogers a liké la page de Mumu et Lisa a commenté la photo de Mike.
Après avoir replongé pour la 563e fois dans cette sociabilisation virtuelle matinale, faut aller checker ces mails. Alors, un mail des Yeux d’Izo « Rdv demain matin à 9h30 pour le montage », ok, mails publicitaires, notifications facebook, camarades de promo, réseaux sociaux, M, S, des réunions, des papiers administratifs, boite de réception, corbeille, messages indésirables, nouveau message, nouveau message → A → mémoire…. help.
À peine 15 min que j’ai ouvert les yeux et pas mal de lecture ont été faites, l’heure, facebook, les mails… encore 15 heure de lecture devant moi.
Petit déj, douche, lire C pour robinet eau chaude et F pour robinet eau froide puis, prendre le shampoing et le gel douche. Inscription sur le packaging, je la vois mais ne la lis pas ou du moins, ne la lis plus, pourquoi y prêter attention ? je sais déjà ce qu’il y a marqué dessus. À force, on reconnaît les signes et on ne les lit plus. Les objets usuels du quotidien comportent tous du texte hautement pensé mais auxquels plus personne ne prête attention après avoir lu la notice et le mode d’utilisation, dommage, encore des écrivains qu’on laisse sur le bas côté.
Ensuite, lecture des affiches qui croisent ma route, des panneaux de signalisation, lecture de la fiche horaire de la SNCF, lecture des dernières rentrées sur mes sites internet de prédilection, lecture de ce que j’ai écrit du mémoire, lecture de ce qui a été rédigé jusqu’à présent pour d’autres travaux, relecture, lecture du corpus, lecture de textes sources, lecture lecture, lecture écriture, écriture, écriture lecture… Ok, on est tout le temps dans la lecture des signes qui nous entourent finalement. Affiches, packs de lait, ticket de bus, livre, film, série, lecture des sms, lecture… Et si à votre tour, vous faites le bilan de vos lecture de la semaine, le bilan de la lecture de ce texte par exemple, vous vous dites qu’il n’y a aucune structure, que c’est le fouillis et que ce n’est qu’avalanche de remarques sur mes lectures de la semaine sans début ni fin, ni même un enchaînement à peu près construit pour ne pas perdre le lecteur. Et bien je vous répondrai que ce texte n’est autre que la reproduction de ce à quoi nous sommes confrontés quotidiennement. Nous sommes assaillis par les signes qui nous entourent et qui nous sont imposés et nous ne pouvons en faire une reconstruction logique.

Un jour entre le 3 et le 6 février

J’ai commencé la journée par lire l’heure sur mon téléphone, puis sur mon réveil, à nouveau sur mon téléphone, puis mon réveil, une fois de plus sur mon téléphone, puis mon réveil…
Une fois sortie du lit, j’ai lu les actualités sur Facebook, les actualités de mes « amis » et celles annoncées par les journaux en ligne.
Comme d’habitude, j’ai continué par lire les inscriptions sur les affiches, les places de concerts, les cartes postales accrochées dans les toilettes.
En prenant mon petit déjeuner, j’ai lu à la fois le Fluide Glacial dé février, et les inscriptions sur la boite de céréales, la bouteille de lait et celle de jus d’orange.
J’ai lu l’heure sur mon téléphone, j’ai lu les horaires de car, je me suis dépêchée, et sur la route j’ai lu les panneaux de signalisation.
J’ai lu que Fumer tue en attendant le car. J’ai lu à nouveau les actualités sur Facebook pendant le trajet. Rien de nouveau. J’ai lu la moitié de mes mails, l’autre moitié je l’ai supprimée.

Dans la journée j’ai lu des trucs qui n’avaient rien à voir les uns avec les autres : des CV et des lettres de motivations, le programme télé, le nom des chansons sur mes CD, les pubs qu’il y avait dans la boite aux lettres, un plan sur une carte, un ticket de caisse, des comptes rendu de réunion, des documents de cours, des magazines gratuits, des inscriptions sur les murs, et surtout, surtout, j’ai lu un nombre incalculable de fois le programme du festival Bruits de Langues, les titres des livres sur la table de l’espace librairie de la salle des actes, les intitulés des rencontres avec les auteurs, les panneaux d’exposition dans le hall de la fac.

En fin de compte je n’ai cessé de lire dans la journée, tellement qu’il m’est impossible de me souvenir de tout, de quoi, de quand et où, jusqu’à ce que je ferme les yeux en lisant une dernière fois, l’heure sur mon téléphone.

DONGYang
Ce qui en papier

Cette semaine, j’ai lu les livres qui s’appellent Le Grand Meaulnes d’Alain-Fournier, Charlotte de David Foenkinos et L’homme de chevet d’ Eric Holder, mais je l’ai lu justement une vingtaine de pages, parce qu’il y a beaucoup de mots que je ne connais pas dans les livres. Il faut que je les consulte sur le dictionnaire. Donc je m’avance lentement. Je choisis Le Grand Meaulnes, parce que il est offert par mon ami, elle me dit qu’il est un livre très intéressant. Et j’ai trouvé Charlotte dans le supermarché Auchan, il est le vente première. Je voudrais savoir le goût des lecteurs français, donc je commence à le lire. Et je suis séduite par le couverture de L’homme de chevet. Une couverture avec la photo de Sophie Marceau qui est très connue en Chine comme une actrice française.
J’ai lu aussi le journal qui s’appelle la nouvelle république comme il est offert dans le campus. J’aime bien de lire la magazine, parce qu’il a les informations nouvelles à chaque numéro, donc elle est changé vite. On peut lire les articles des auteurs différents, c’est plus divers. Comme la Chine sur la seine et la planète chinoises qui sont les magazines bilingues.
Dans la vie universitaire, j’ai lu beaucoup d’affichages dans le campus et le Crous, en ce qui concerne les activités culturelles et littéraires. Je lis aussi la magazine qui s’appelle Poitiers 7 etc. Dans la vie sociale, j’ai lu beaucoup de lettres viennent de la banque, le caf etc. Et j’ai rempli pas mal de formulaires.

Ce qui en numérique

En fait, je préfère plutôt lire sur le portable ou la tablette. Comme je l’ai dit qu’il y a beaucoup de mots que je connais pas, il est plus facile quand je lire sur le portable, parce qu’il y a le technique qui peux faire le lien avec le dictionnaire. C’est plus pratique. Et puis, je peux lire dans le temps fragile, par exemple dans la bus, quand je passe le temps d’attente . Comme le lecture, J’ai lu la littérature chinoise qui s’il s’appelle Frère de YU Hua. J’ai lu aussi les romans chinoise sur l’Internet qui je m’attrape dans chaque semaine. Et j’ai lu aussi le journal numérique (centre presse ).

Comme je viens de Chine, il n’y a ni la facebook, ni tweeter, donc je n’ai pas l’habitude de lire ces dernières. Cependant, j’ai lu toujours le Weibo (comme tweeter en Chine), le Xiaonei (comme le facebook en Chine) et le journal numérique chaque jour pour savoir qu’est-ce qui s’est passé en Chine.

Atelier numéro 1 :

Il est difficile d’établir un inventaire d’une semaine de lecture. Que veut dire lire aujourd’hui ? Une définition simple ne nous vient pas à l’esprit, bien au contraire. On pense de suite à la lecture sérieuse que l’on a pu avoir au fil des jours, la vraie littérature. Mais on peut aussi se demander si la lecture sur écran, articles et mails et cætera, sont à prendre en compte. C’est en cela que la définition de lecture pose problème. On ne sait ce qu’elle comprend…

Cependant, je vais essayer de mettre des mots sur cette fameuse semaine. Il y avait Bruits de Langues donc autant dire que ce n’était pas riche en lecture. Le festival demandait beaucoup plus d’énergie que les cours. Mais j’ai lu de nombreuses quatrièmes de couverture en tenant le stand de la librairie par curiosité ou pour connaître l’éventail des œuvres sous mes yeux. Les extraits de textes distribués lors des rencontres avec les auteurs sont passés également entre mes mains. Je les ai parfois lus entièrement ou non. Grâce à ma participation, j’ai pu choisir un livre. Les Amants de Marie de Kaplan dont on m’a tant parlé a été retenu. Je l’ai le soir même attaqué. Il a été vite reposé car les chapitres assez courts n’ont pas su me séduire. Cette première tentative s’est soldée par un échec. Je me suis alors remise devant ma bibliothèque et j’ai pris Je suis une aventure d’Arno Bertina que l’on a accueilli lors des Avants Bruits de langues. Il avait assez mûri pour que j’entame sa lecture. Je n’ai pas été déçue et les pages ont rapidement défilé. En plus, il évoquait Thoreau, auteur Américain que j’apprécie pour sa philosophie de vie ! Cette œuvre a été ma lecture principale durant ces sept jours. Il y a eu aussi des lectures pour préparer un dossier sur les discours de Créon dans l’Antigone d’Anouilh. De nombreuses recherches ont été faites sur Internet, à la bibliothèque. Beaucoup de livres feuilletés, certains empruntés. A côté de tout cela, des constellations de lecture se sont mises en place. Elles sont présentes au quotidien et elles passent notamment par un autre support : l’écran. C’est une activité qui me grignote beaucoup trop de temps. On se tient à jour sur la lecture des mails que l’on reçoit n’importe quand dans la journée pour les cours ou ce qui est personnel. Les réseaux sociaux sont ceux qui battent tous les records. Même si en soi, il n’y a rien à voir ou à lire, on va quand même jeter un coup d’œil, commenter deux ou trois statuts… C’est presque une addiction. Parfois on trouve de bons articles en fonction des pages que l’on aime. Je me rappelle avoir vu un statut qui recommandait un article sur le « zéro déchet » de Béa Johnson. Comme on le fait souvent, j’ai ouvert une nouvelle page dans mon navigateur et j’ai débuté la lecture de l’article, très intéressant, qui pousse à avoir une vie minimaliste. Il m’arrive également d’allumer un autre écran, celui de la télévision. Bien que cela soit rare, la chaîne ne change jamais puisque BFM a su avoir le monopole. Une lecture particulière se met en place, celle des bandeaux qui ne cessent de défiler en bas de l’écran…

On dit que les gens ne lisent plus mais ils ne cessent de le faire seulement cela ne passe plus exclusivement par les livres…

Une semaine de lecture

LUNDI

Dans mon appartement - Lecture de la Bible, pour des raisons de Foi, faire vivre une parole, lire des témoignages de vie de foi

Dans mon appartementAu petit déjeuner lecture d’Alix de St André- Il n’y a pas de grandes personnes recommandé par des personnes autour de moi, curiosité intellectuelle.

Dans mon appartement – Feuilletage du livre d’Eric Arlix pour la préparation du festival Bruits de langues, relecture de mes notes.

Dans la rue – Lecture des horaires de bus, dans le bus lecture de St André

Chez une amie – Lecture d’un article de journal sur le festival ; lecture critique sur l’écriture journalistique.

A l’université – Lecture des titres d’une revue La Licorne, titres qui font rêver, suppose des contenus qui pourraient être intéressants.

A l’université – Lecture écoutée de Jean Luc Raharimanana, apprendre à se laisser porter par la lecture d’un autre, lire à travers la voix de l’autre.

A l’université – Lectures du livret de Bruits de Langues pour connaître les auteurs

A l’université – Lectures de textos pour organisation de la venue d’amis

A la gare - Lecture de voie, de numéro de voiture

Dans mon appartement - Lecture d’un plan.

MARDI

Dans mon appartement – Lecture de la Bible

Dans mon appartement, avec acharnement et stress- lecture d’Eric Arlix, et de mes notes

A l’université – Lectures de mails et de textos pour organisation

A la gare – Lecture de voies.

A la cafétéria – Lecture de menu

A l’université - Pas de lectures propres, mais justement laisser la parole de l’auteur se faire.

Dans la rue – Lecture de la dédicace d’Eric Arlix sur la couverture du livre.

MERCREDI

Dans mon appartement – Lecture de la Bible

Dans mon appartement, au petit déjeuner – Lecture de St André

Ici et là – Lectures de textos

A l’université – Lecture et relecture de mes cours, des notes prises pour évaluer des questions, une cohérence.

A la cafétéria, avec beaucoup de difficulté (ciel, de la fatigue !) – Lecture des différents menus

A Bruits de Langue – Lecture de la présentation d’un poète portugais.

Dans mon appartement, tard dans la nuit – Relecture d’une vieille correspondance.

JEUDI

Dans mon appartement – Lecture de la Bible

A l’université – Lecture des notes prises pour un Montage vidéo.

A l’université – Ecouter lire Begaudeau

En rentrant chez moi – Lecture d’un prospectus laissé dans ma boîte aux lettres, curiosité, si jamais j’apprenais des nouvelles choses, et si je me disais qu’il avait été mis là pour une bonne raison, et si même je pensais à la personne qui a été obligée de mettre ces prospectus dans un ombre incalculable de boîtes aux lettres, et si je le lisais, pour elle, que son travail ait au moins un tout petit peu servi ?!

Dans mon appartement – Lecture d’une notice pharmaceutique, ce que je ne fais jamais, mais et si il fallait s’y mettre ?

Dans un appartement – Lecture des titres dans une bibliothèque inconnue, et rêver à cette lecture, au son des imaginaires éveillés.

Sur la route – Lecture de panneaux indicateurs

VENDREDI

Devant une agence de location – Lecture des tarifs de location de ski, de raquettes, lectures d’horaires et de proposition d’excursions.

Le soir, dans la cuisine – Déchiffrer au gré des écritures, le nom des personnages posés sur la tête de chacun pour le jeu.

Ici et là – Lectures de textos.

SAMEDI

Dans la montagne – Lecture de paysage, trouver les mots, faire sien un paysage et le mettre en mot, comme on fait sien un livre et cela se met en mot.

Dans l’office de tourisme – Lecture des propositions de promenades, des tarifs

Ici et là – Lectures de textos.

DIMANCHE

Ici et là – Lectures de textos.

Dans mon appartement – Lecture de courrier.

Du 2 au 9 février 2015, une semaine de lectures.

Les cadeaux d’autres gens : Un océan d’amour (quoique, BD sans texte), le 1 de la semaine passée, Causette de février, de janvier, Humanoïde de février, Super Picsou Géant de février, déjà. Comment conserver du lait de coco (forum de Marmiton et blog de Babeth). Le fil Facebook en saupoudrage régulier. La météo de Poitiers, qui n’avait pourtant pas annoncé la neige, sur mon malinphone. Des mails (de gens aimés, de gens méconnus, de robots). Les SMS des covoitureurs, de ma sœur récemment équipée, des ami.e.s. Des annonces de patins à roulettes, de chauffages portatifs, de mixeurs sur Le Bon Coin. Une lettre fermée (seulement l’adresse de l’envoyeur et de la destinataire). Relu le mémoire en survol d’une autre étudiante, celui qui m’a conduit à changer le sujet du mien pour ne pas faire doublon, à abandonner le design du livre québécois contemporain et à lire finalement des articles sur la construction de stratégies de présence numérique d’éditeurs à risque – nouveau sujet instable, mène à des lectures diverses et décentralisées, à scruter les sites en lisant l’entrelacement de leur construction et leur contenu. Les pages Wikipédia des auteurs filmés pendant le festival Bruits de Langues pour poster les vidéos de leur rencontre avec une ligne d’accompagnement. Les quatrièmes de couvertures des livres aguichants sur la table des libraires. La première nouvelle d’un recueil sur Madagascar coédité par Courrier International et un éditeur oublié, écrite par Raharimanana. Les avis des covoitureurs avec qui un trajet était envisageable. Des articles sur Alain Soral le critiquant vertement et virtuosement sur Quartiers Libres. L’article sur Syriza de Lordon (le plus récent), ou plutôt seulement son chapô. Ce que le web contenait de traces sur Nicolas pour débusquer sa date de naissance, en vain. La composition du produit pour se nettoyer les mains de la marque Tous les jours (un gros bidon à poussoir blanc). Quelques pages d’un livre sur l’histoire du graphisme très utile pour s’endormir, avant de le prêter à une amie. Les publicités Lidl et Netto à la recherche de paillasson. Guerre et paix en entier, sur les toilettes, en une nuit. La biographie de Guénaël Boutouillet sur son site.

« Tous, nous nous lisons nous-même et lisons le monde qui nous entoure afin d’apercevoir ce que nous sommes et où nous nous trouvons. Nous lisons pour comprendre, ou pour commencer à comprendre. Nous ne pouvons que lire. Lire, presque autant que respirer, et notre fonction essentielle. » (Alberto Manguel Une histoire de la lecture – Editions Babel – page 20)
Comme l’exprime Alberto Manguel, la lecture est une action naturelle (pour celles et ceux qui ont appris à lire). Nos yeux sont sans cesse sollicités par des éléments visuels, graphiques et numériques, si bien que nous lisons toute la journée plus ou moins consciemment. Et non, en vérité lecture ne rime pas obligatoirement avec passionné de littérature !
J’aime lire. Les livres sont pour moi des trésors bien plus précieux que l’argent, les bijoux ou les biens matériel. Cet amour du livre et de la lecture me vient de l’enfance. Mes parents m’ont longtemps fait la lecture le soir ; des magazines J’aime lire et Pomme d’Api aux Monsieur Madame en passant par les albums de jeunesse, mes soirs étaient bercés d’images colorées et d’aventures passionnantes. Ainsi, avant même de savoir lire, je cachais mes livres sous mon matelas et je récitais de mémoire les histoires lues et relues par mes parents.
Aujourd’hui j’ai vingt-trois ans et j’ai appris à lire et à écrie. Mon amour pour les livres ne fait pas de moi pour autant une “grosse lectrice” car j’ai souvent manqué de temps pour me dédier totalement aux mots. Je suis une fille, une soeur, une amie, une étudiante et une employée depuis bien des années ! J’ai voyagé, j’ai partagé si bien que la lecture est devenue au fil du temps un luxe, une activité pratiquée en coup de vent. Cependant cette année je suis étudiante en master Livres et Médiation à l’Université de Poitiers alors voilà l’occasion rêvée pour avoir le temps de lire et d’écrire à volonté !
Qu’est ce que je lis ? Comment, pour quoi ? Partons sur la base d’une semaine. C’est relativement court ; mais faire l’inventaire de toutes mes lectures est un exercice qui sollicite ma mémoire plus que je en l’aurai imaginé. Commençons par le plus évident : les livres que j’ai eu le temps de lire en entier. Il y a deux semaines j’ai lu certainement plus que d’habitude. Je m’en souviens mieux qu’une autre semaine car nous se fut la semaine des Bruits de Langues 2015 et dans le cadre du master nous avons participé à l’organisation et aux présentations de l’événement.
Participant à la présentation du poète portugais José Manuel de Vasconcelos, je me suis attachée à faire des recherches internet sur l’auteur afin de découvrir quel a été son parcours et ses oeuvres, j’ai trouvé et lu quelques poèmes. Sandra Teixeira, professeur de portugais à l’université et animatrice de la journée, avait de son côté préparé un livret contenant les poèmes que nous lirions lors de la conférence. Il y avait des poèmes de José Manuel de Vasconcelos mais aussi ceux d’autres auteurs portugais, édités par Claude Rouquet pour l’Escampette à qui nous rendions également hommage. J’ai donc lu ces poèmes chez moi, dans le bus et dehors à la l’université, je les ai lus à haute voix et silencieusement, en portugais et en français. A la fin de la journée, comme cadeaux de participation, j’ai eu le droit de choisir un livre parmi ceux de notre stand « Librairie ». J’ai choisi L’Homme qui avait peur des livres de Marcel Cohen aux éditions Arfuyen pour son titre et sa couverture élégante ; je l’ai lu lors d’une permanence à la bibliothèque adorant la lecture des nouvelles et méditant sur les propos de l’auteur dans la partie entretien avec Marcel Cohen. Toujours dans le cadre des Bruits de langues, j’ai lu l’ouvrage de François Bégaudeau Le moindre mal car le projet éditorial du Seuil Raconter la vie m’intéresse. Parmi les nombreux ouvrages de cette collection j’ai choisi de lire celui de François Bégaudeau car c’est un auteur que j’ai découvert dans le film adapté de son livre Entre les murs et étant l’un de nos invités de la semaine mon intérêt pour son travail était d’autant plus fort.
Outre ces lectures d’intérêt personnel et s’inscrivant dans un cadre universitaire, je lis des ouvrages relevants d’une curiosité strictement personnelle. Cette semaine-là par exemple j’ai lu Panthère de Bretch Evens. Cet ouvrage m’intriguait. Je l’avais découvert lors de recherches internet, je suis tombée sur une image de l’oeuvre, j’ai lu le descriptif et j’ai laissé ma curiosité remporté la partie ; en passant devant la Belle Aventure à Poitiers je vois le livre en vitrine, je rentre, l’achète et le lis au soir, allongée sur mon lit à la lueur de mes bougies. Depuis que j’ai rejoint le master LiMès je découvre des oeuvres, des auteurs et je lis ! Mon intérêt et mon goût pur la lecture ont redoublé presque comme si j’entamais une quête aux livres. Ma route croise le chemin d’oeuvres faites pour moi. Je tombe souvent sur un titre ou une couverture qui me parle et la lecture vient à chaque fois confirmer le pressentiment du bon choix. La dernière fois en oubliant le temps dans les rayons de la FNAC je suis tombée sur Parler seul d’Andrés Neuman aux éditions Buchet Chastel, ou encore sur L’homme qui savait la langue des serpents d’Andrus Kivirahk aux éditions Le Tripode ou bien je tombe nez à nez avec Le mur invisible de Marlen Haushofer aux éditions Actes Sud ; collection « les inépuisables » qui attendait patiemment ma venue sur une étagère de la librairie Gibert Joseph. Ces oeuvres comptent parmi mes pépites. Elles sont des livres que je découvre et dont la lecture correspond à mes attentes, mes envies ou mes besoins de petite lectrice. Ce sont les ouvrages qui participent à ma quête Du Livre ou de La Lecture qui bouleverserait totalement mon être (s’il existe bien un seul et unique ouvrage comblant ce besoin indicible et mystérieux). Ce n’est pas évident de trouver une lecture qui comblera le « ce-dont-vous-avez-besoin-de-lire-sur-le-moment » mais depuis que je patauge dans la marre aux oeuvres je tombe souvent sur un livre qui m’emmène vers un autre, ce dernier me parlera d’un auteur qui me renverra à un second et ainsi voguant je lis de plus en plus d’ouvrages. Évidemment je ne les lis pas tous en une semaine. Ces lectures sont étalées dans le temps et prennent quelques semaines pour une œuvre de gros format (entre 300 et 1000 pages).
Lire se résume t-il aux œuvres complètes (romans, biographies, recueils de poésie, romans historiques etc) ? Non bien sûr. Comme je l’ai dit plus haut, nos yeux sont sollicités toute la journée et avec l’utilisation toujours plus importante d’internet nous lisons tout et tout le temps. Des recherches universitaires pour rendre un travail ? Internet, bibliothèque, magasines, journaux ; je lis. Je sors dans la rue acheter mon pain ou prendre le bus ? Je vois les panneaux publicitaires, les façades des magasins ou encore des affiches, des flyers, les cartes des restaurants ; je lis. J’ouvre la boîte aux lettres ? Encore une facture EDF et une convocation pour un rendez-vous médical ; je lis. Je lis mes cours, je lis mes notes. Je lis les emballages des aliments ou des produits d’hygiène, je lis mon emploi du temps, je lis les horaires de bus, les brochures de la ville de Poitiers. Je lis chez moi ou dans le bus. Je lis dehors, sur les bancs à côté de la bibliothèque du campus. Je lis pour préparer un travail, je lis pour me « divertir », je lis des articles pour comprendre une polémique ou me renseigner sur un thème, un fait ou apprendre quelque chose que je ne savais pas. Je lis. Je lis dans ma tête, à voix basse ou à voix haute. Je lis, je vis, je lis la vie.

2014/10/02 | atelier « Écrire sur et avec le web » | Festimalles 2014 (association La Turmelière, Liré)

Jeudi 2 octobre, atelier « Écrire sur et avec le web »

Se documenter, insérer des liens hypertextes, écrire, redocumenter, publier, lors de Festimalles2014 (association La Turmelière, Liré), de 14h à 16h.

 

J’ai proposé cet exercice, qui est un de mes « classiques », vers lequel j’aime bien revenir, que j’ai pratiqué assez de fois pour pouvoir parler de ce qu’il produit ; de façon à en déplier les modalités et potentialités, comme avec les stagiaires de Peuple et Culture.

Textes et contributions à lire ici

(ils sont signés guenaelboutouillethotmail ou guenaelboutouilletgmail par défaut, laissant les auteurs libres de garder leur anonymat ou d’ajouter un paraphe en fin de texte).


Hyperportrait

Écriture I

Internet : en tant que lieu d’identité, d’énonciation, de publication de soi.

Sur des sites d’auteur, la page bio de l’auteur = où comment, en quoi, faire sa bio sur son site, est un positionnement d’auteur, implique de s’énoncer soi et de s’énoncer en tant auteur, implique que la forme soit sienne – faire sa bio c’est aussi faire une fiction (une fiction crédible une fiction admissible dans le contexte éditorial envisagé).

Les bios des auteurs

http://apeineperdue.blogspot.fr/p/qui.html Emmanuel Delabranche

http://jsene.net/spip.php?article85 Joachim Séné

bios de Fred Griot,

de François Bon,

 écriture 1 – Contrainte formelle : entre 50 et 80 mots, un lien hypertexte tous les 10 mots.

« Écrivez votre biographie en cinquante mots dont au moins dix soient des liens hypertextes.»

 

Écriture II (seulement évoqué, en tant que contrepoint et prolongement possible – car un exercice d’atelier, aussi riche en potentialités exploratoires soit-il, n’est jamais une méthode, ni même une manière-de, il n’est qu’une piste).

Vies

L’exercice est basé sur deux exemples de livre très distincts, tous deux parus en 2012, Peste et Choléra de Patrick Deville et Ma dernière création est un piège à taupes de Oliver Rohe, deux livres fondés sur l’exercice biographique, documenté et distancié (dans un subtil échange entre la documentation et la distance (et la présence, fantôme, de la fiction)), mais citant aussi deux exemples originels (Les Vies des douze Césars de Suétone, Les Vies Minuscules de Pierre Michon). Nous opérons une manière de dépliement puis repliement, dans la foulée du temps d’écriture hypertextuelle de la séance 2 , et observons comment le lien hypertexte documente de l’intérieur et comment la littérature fabrique du lien sans ce recours.

Écrire le même autrement

« Vous choisissez un texte (une Vie) dont vous n’êtes pas l’auteur(e) : vous êtes en position de scribe.

Considérant que ces liens insérés dans les phrases du texte sont (notamment) de la documentation, procédez à la digestion de cette documentation, à sa reformulation  : tenter d’écrire cette vie, cette approche de biographie  –  à la troisième personne du singulier, et sans aucun lien hypertexte.

ca tient à

sur terre en 1969, 10 jours avant le premier pas sur la lune, ou le drapeau américain sur l’univers c’est selon.

dans la douceur angevine , la langueur  angevine, l’ennui, l’envie

3 garçons une fille, ne sait pas ce que ça change.

Part au Canada, Montréal,  pour suivre autre chose que des études

Puis Lyon

Puis Auxerre

Puis Nantes

Y rencontre l’écriture autrement

Se dit qu’elle a du mal à écrire sur elle. même en inventant, même en cherchant à y caser une cocotte minute / parce qu’elle a trouvé ça en googlisant son nom. Qu’elle ne sait pas pourquoi une cocotte minute mais que ça lui va bien au fond.

Qu’elle préfère se raconter des histoires de bal

Qu’elle tente de garder la colère intacte, qu’elle essaye de le faire dans son syndicat  mais que ce n’est pas toujours simple.

Se dit là pour finir que se raconter elle, c’est étrange, c’est la raconter  elle, partie, absente, perdue.

 

 

 

SAinte

Valérie Bibard est née en 1969, année érotique s’il en est une, le 6 septembre. Pour autant, lorsque l’on naît à Saintes, dans une famille catholique, et sous le signe de la vierge, peu de place pour le thème de l’érotisme.. N’en déplaise à Gainsbourg!

Evidemment, son adolescence fut mouvementée. Comble de la perversion, Elle écoute des musiques sensuelles, a créé un compte badoo et pire encore! Elle décide de se ranger, se converti à l’Islam (et s’appelle désormais Mounira) puis s’adonne à la peinture des astres… L’univers, son immensité et la promesse d’une vie spirituelle éternelle la séduise sans doute

Après une expérience significative dans le domaine de l’environnement et notamment spécialiste reconnue du désherbage (on comprend l’aspect thérapeutique de ce choix professionnel!), elle oeuvre désormais, sous son identité d’origine, à la protection et l’éducation des enfants et des jeunes. Sans doute pour éviter aux autres les dérives de la drogue et de l’alcool