2014/10/02 | atelier « Écrire sur et avec le web » | Festimalles 2014 (association La Turmelière, Liré)

Jeudi 2 octobre, atelier « Écrire sur et avec le web »

Se documenter, insérer des liens hypertextes, écrire, redocumenter, publier, lors de Festimalles2014 (association La Turmelière, Liré), de 14h à 16h.

 

J’ai proposé cet exercice, qui est un de mes « classiques », vers lequel j’aime bien revenir, que j’ai pratiqué assez de fois pour pouvoir parler de ce qu’il produit ; de façon à en déplier les modalités et potentialités, comme avec les stagiaires de Peuple et Culture.

Textes et contributions à lire ici

(ils sont signés guenaelboutouillethotmail ou guenaelboutouilletgmail par défaut, laissant les auteurs libres de garder leur anonymat ou d’ajouter un paraphe en fin de texte).


Hyperportrait

Écriture I

Internet : en tant que lieu d’identité, d’énonciation, de publication de soi.

Sur des sites d’auteur, la page bio de l’auteur = où comment, en quoi, faire sa bio sur son site, est un positionnement d’auteur, implique de s’énoncer soi et de s’énoncer en tant auteur, implique que la forme soit sienne – faire sa bio c’est aussi faire une fiction (une fiction crédible une fiction admissible dans le contexte éditorial envisagé).

Les bios des auteurs

http://apeineperdue.blogspot.fr/p/qui.html Emmanuel Delabranche

http://jsene.net/spip.php?article85 Joachim Séné

bios de Fred Griot,

de François Bon,

 écriture 1 – Contrainte formelle : entre 50 et 80 mots, un lien hypertexte tous les 10 mots.

« Écrivez votre biographie en cinquante mots dont au moins dix soient des liens hypertextes.»

 

Écriture II (seulement évoqué, en tant que contrepoint et prolongement possible – car un exercice d’atelier, aussi riche en potentialités exploratoires soit-il, n’est jamais une méthode, ni même une manière-de, il n’est qu’une piste).

Vies

L’exercice est basé sur deux exemples de livre très distincts, tous deux parus en 2012, Peste et Choléra de Patrick Deville et Ma dernière création est un piège à taupes de Oliver Rohe, deux livres fondés sur l’exercice biographique, documenté et distancié (dans un subtil échange entre la documentation et la distance (et la présence, fantôme, de la fiction)), mais citant aussi deux exemples originels (Les Vies des douze Césars de Suétone, Les Vies Minuscules de Pierre Michon). Nous opérons une manière de dépliement puis repliement, dans la foulée du temps d’écriture hypertextuelle de la séance 2 , et observons comment le lien hypertexte documente de l’intérieur et comment la littérature fabrique du lien sans ce recours.

Écrire le même autrement

« Vous choisissez un texte (une Vie) dont vous n’êtes pas l’auteur(e) : vous êtes en position de scribe.

Considérant que ces liens insérés dans les phrases du texte sont (notamment) de la documentation, procédez à la digestion de cette documentation, à sa reformulation  : tenter d’écrire cette vie, cette approche de biographie  –  à la troisième personne du singulier, et sans aucun lien hypertexte.

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ca tient à

sur terre en 1969, 10 jours avant le premier pas sur la lune, ou le drapeau américain sur l’univers c’est selon.

dans la douceur angevine , la langueur  angevine, l’ennui, l’envie

3 garçons une fille, ne sait pas ce que ça change.

Part au Canada, Montréal,  pour suivre autre chose que des études

Puis Lyon

Puis Auxerre

Puis Nantes

Y rencontre l’écriture autrement

Se dit qu’elle a du mal à écrire sur elle. même en inventant, même en cherchant à y caser une cocotte minute / parce qu’elle a trouvé ça en googlisant son nom. Qu’elle ne sait pas pourquoi une cocotte minute mais que ça lui va bien au fond.

Qu’elle préfère se raconter des histoires de bal

Qu’elle tente de garder la colère intacte, qu’elle essaye de le faire dans son syndicat  mais que ce n’est pas toujours simple.

Se dit là pour finir que se raconter elle, c’est étrange, c’est la raconter  elle, partie, absente, perdue.

 

 

 

SAinte

Valérie Bibard est née en 1969, année érotique s’il en est une, le 6 septembre. Pour autant, lorsque l’on naît à Saintes, dans une famille catholique, et sous le signe de la vierge, peu de place pour le thème de l’érotisme.. N’en déplaise à Gainsbourg!

Evidemment, son adolescence fut mouvementée. Comble de la perversion, Elle écoute des musiques sensuelles, a créé un compte badoo et pire encore! Elle décide de se ranger, se converti à l’Islam (et s’appelle désormais Mounira) puis s’adonne à la peinture des astres… L’univers, son immensité et la promesse d’une vie spirituelle éternelle la séduise sans doute

Après une expérience significative dans le domaine de l’environnement et notamment spécialiste reconnue du désherbage (on comprend l’aspect thérapeutique de ce choix professionnel!), elle oeuvre désormais, sous son identité d’origine, à la protection et l’éducation des enfants et des jeunes. Sans doute pour éviter aux autres les dérives de la drogue et de l’alcool

Marie-Claire Bancquart

Marie-claire Bancquart est née le 21 janvier 1969.

Après un court séjour à Honolulu, elle décide de s’installer en Nouvelle-Zélande, aux dires de ses parents. Plusieurs témoignages concordent en ce sens, son vieil ami Anatole France parmi eux.

Dans sa prime jeunesse, Marie-Claire se fait remarquer pour son sens aigu de la couleur, poétique ou en prose. Elle ne s’ennuie jamais et divague à loisir d’un bout à l’autre de l’île.

Vers 18 ans, elle décide d’en finir avec la littérature et devient professeur à Paris IV Sorbonne.

Emmanuelle Garcia, qui êtes-vous ?

« J’ai du mal à savoir. Je ne me souviens pas.

Quand je cherche sur google, on dirait que j’ai eu plusieurs vies. Ca me réjouis, cette idée. Comme une garantie sur l’avenir. La sensation d’avoir servi, d’avoir accompli.

Du coup j’ai le choix. J’hésite entre le violon, la politique ou les mathématiques. Ca pourrait être aussi la métaphysique

C’est une chance, au fond, de porter un tel patronyme. Une vraie opportunité contre l’idée même d’ennui, non ?

Qu’est-ce que je disais déjà ? »