Séance 3 – lire et écrire le réseau social

Séance 3

1 – retour sur expérience

Lecture collective, critique, réflexive, des textes publiés lors de la séance 2 – discussion sur ces textes, leur contenu, la publication, le processus d’écriture.

Qu’observons-nous ? Que nous disent-ils ces textes ? Leur articulation, par organisation et distribution des avis (en position démiurgique, ou d' »éditorialiste ») est l’affirmation d’une position, que cette agrégation, y compris de positions contradictoires, sert l’énonciation de soi, de son propre goût).

Nous observons aussi que c’est un effet du temps passé (du temps passé à cette agrégation, à l’écriture qu’elle constitue) que cette a rticulation plus précise, au-delà de l’affirmation péremptoire (« spontanée ») du goût requise dans l’instantanéité du réseau.

Nous reparlons d’identité numérique, d’énonciation de soi, et de ce rapport au temps.

2 – présentation de réseaux sociaux par leur usage

le professeur – GB- ouvre ses fils et en dépèce les dernières publications, leur constitution dans un graphe social, les stratégies relationnelles à l’oeuvre (par les outils de croisement de données induits par facebook (taggage) et twitter (hashtag)), leur différenciation au sein d’un usage propre qui se constitue et se renouvelle au fil des jours.

Cet usage en est un – la question qui se pose aux étudiants est : quel est le vôtre ? Comment utilisez-vous ces deux réseaux ? Question orale, un premier temps, qui nous permet de clarifier les notion s de public/social /et privé (en citant Dominique Cardon).

3 – proposition d’enquête (et d’écriture)

 Remontez votre fil (facebook ou tweeter), relevez sur ce fil toutes vos interventions (publications, donc) concernant la lecture, l’écriture, la littérature, notez-le.

Puis, de cette observation,  du relevé des publications à ce sujet, de leur abondance, comme de leur manque, de leur degré d’implication, de leur modération comme de leur engagement,  de ce qui émerge de cet étrange texte composite et variable au fil du temps qui s’écrit là, tirez une forme de réflexion, de réponse à cette question :

« Comment vous serez-vous du réseau social pour dire quelque chose (et quoi) de vos lectures, de vos rapports au livre et à la lecture, qu’est ce qui écrit en rapport avec la littérature, à cet endroit de publication-là ? qu’est-ce que cela renseigne de votre lecture et de son affirmation dans le monde « social » ?

Les textes sont à lire ici

https://formationslirecrire.wordpress.com/category/2015-03-ecriture-en-environnement-numerique-iut-info-comm-lrsy/seance-3-lire-les-reseaux-sociaux/

 

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Quel est l’intérêt ?

Je m’intéresse à beaucoup de types de lectures…. mais quand je vois mon profil Facebook, j’ai l’impression qu’il n’y a qu’une seule perle à mes yeux : le manga Black Butler.

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Je ne peux m’empêcher d’indiquer la sortie du prochain tome dès que j’en connais la date. C’est une passion commune avec un groupe d’amis et nous pourrions en parler pendant des heures. Notre engouement se traduit généralement par des « Kya !!!!! Il sort vendredi !!! Parée à l’assaut !!!! » ou des « yeahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh »

Les commentaires fusent rapidement pour spéculer sur l’avancée de l’intrigue, les objectifs de tel ou tel personnage ou les éventuels notes d’humour. Souvent, nous perdons notre sérieux : puisque nous ne pouvons pas savoir la suite, autant rire de ce qui s’est déjà passé.

Je partage beaucoup d’images en lien avec ce manga et en like aussi. On est prêt à tout pour tromper son impatience… et la meilleure distraction c’est la partage d’images et d’idées.

Mais non ! Black Butler n’est pas l’unique livre à trouver grâce sur mon mur. Je partage aussi les travaux fait en cours en lien avec l’écriture ou la lecture. Par exemple, nous devions adapter un livre en film pour un cours. J’avais posté le résumé des Fleurs pour Algernon de Daniel Keyes sur mon mur pour obtenir les avis de chacun quant au choix de nos acteurs et de nos décors. Ensuite, sans le partager, je me suis identifiée sur le livre « Liberté d’expression, jusqu’où peux-tu aller ? » réalisée en cours de production éditoriale. Enfin, j’ai partagé des photos du salon du livre de Montreuil, simplement parce que j’avais adoré.

Cependant, je reste discrète sur mes lectures personnelles. Je partage rarement mon avis sur le dernier livre que j’ai lu, que j’ai aimé ou non. J’essaie toujours de publier un message, qui, je le devine, intéressera quelqu’un. Mon but est de provoquer un échange, sérieux ou amusant. J’aime quelques pages présentant des livres sans aller plus loin. Oui vraiment, je commente, je like et je publie dans cette optique de partage des avis, des opinions car on peut toujours apprendre et échanger de nouvelles idées de lectures en lien (parfois non) avec la publication.

Ophélie

 

Comment ne pas utiliser les réseaux sociaux à des fins…

…de promotion du parcours universitaire et de recherche : Twitter

Une présence presque fantôme : trois retweets. Notons cependant leur sérieux : ils ne concernent que le travail universitaire. Mise en page de la gazette du FIF, photographie de mon groupe de projet tuteuré avant la soutenance et, enfin, retweet du lien de la deuxième séance de ce cours

En contrepartie, je suis énormément d’acteurs du monde du livre (et vraiment beaucoup de la bande dessinée numérique, en raison d’un travail universitaire) : Actualitté, Balak, Malec, un énorme panel de maisons d’éditions, du9, Chapal & Panoz, Le Monde des livres, le CNL et bien d’autres. Ces différents organismes, personnes, auteurs/scénaristes, etc. me permettent de me renseigner sur les évolutions du monde du livre.

Twitter me sert donc principalement à faire la promotion de mon travail et à me renseigner sur des sujets qui m’intéressent.

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… presque totalement inutiles : Facebook

Beaucoup de posts décalés sur des sujets qui m’intéressent : la guerre entre samsung et apple qui pourrait entrainer la fin du monde, Idiots, une petite vidéo rigolote sur ceux qui achètent des produits Apple, Mahomet qui « commence à avoir peur de se dessiner lui-même » d’après le Gorafi… ou encore sur des sujets totalement inutiles que je souhaite partager avec mes amis.

Cependant, je me sers aussi de Facebook dans le même but que Twitter : je suis de nombreux sites d’informations sur le monde du livre afin d’avoir, dans mon fil d’actualité, leurs derniers articles.

Je ne poste pas souvent, ne commente presque pas, ne « like » presque rien mais je m’informe sur des sujets qui me passionnent et je découvre plein de nouvelles choses.

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En règle générale je vais beaucoup plus souvent sur Facebook que sur Twitter, car je préfère sa présentation des informations qui est plus instinctive pour moi. De plus, Facebook me permet d’organiser des sorties avec mes amis et de partager du contenu avec eux. Il me permet aussi de jouer même si ce n’est pas son utilisation la plus digne pour beaucoup.

 

Solène Chartier

Pourquoi je ne dis pas ce que je lis ?

Pour déterminer mes interactions avec le livre et mes lectures sur les réseaux sociaux, j’ai remonté mon fil d’actualité jusqu’en 2009. J’ai abandonné directement après avoir commencé mes recherches sur twitter, pour la simple et bonne raison que je n’ai jamais rien publié.

Il en ressort que je ne parle pas livre ou lecture sur les réseaux sociaux. En remontant jusqu’en 2009, et en faisant le tour, non seulement de mon fil d’actualité personnel mais aussi de mes groupes privés entre amis, eh bien je ne publie pas.

En tout et pour tout depuis 2009 : quelqu’un a partagé un article de Ouest-France sur mon mur, j’ai partagé le lien d’un article de La Source et en ce qui concerne le livre plus précisément, la seule interaction est la publication d’un sondage sur l’adaptation cinématographique d’un livre pour un cours.

Aucun livre n’apparaît dans mon fil d’actualité. Aucun que j’ai lu que je veuille partager, aucun que mes amis ont lus et qu’ils veuillent partager, aucun que quelqu’un que je ne connais pas a lu et qu’il aurait voulu partager avec le monde entier. Aucun.

Je pense que je préfère garder mes lectures personnelles. Les partager avec le monde entier, avec mes « amis » facebook ou avec mes amis tout court n’est pas dans mes pratiques. J’en parlerais avec les vrais, ceux qui seront intéressés par ces livres. J’en parlerais dans une conversation privée ou dans une discussion en face à face, mais je n’en parle pas sur les réseaux sociaux.

Peut-être est-ce parce qu’on ne sait pas vraiment comment sont utilisées les informations que l’on donne à ces réseaux sociaux. Je n’ai pas envie de mes pratiques de lecture soient utilisées à d’autres fins que de donner envie de lire. Je ne veux pas qu’on m’analyse au travers de mes lectures.

Ou peut-être est-ce seulement que je préfère garder pour moi ce que j’aime lire, comme un jardin secret où je suis la seule à avoir le droit de me perdre.

Lisa

Les réseaux sociaux et la littérature ?

On ne peut pas vraiment dire que je publie beaucoup sur la littérature, que ce soit avec des amis ou publiquement. Sur mon mur Facebook : 2 posts, c’est tout. « Lettre à ma fille » de Le Clézio écrite après les attentats contre Charlie Hebdo, et un concours pour gagner un livre de Harlan Coben.À part ça, rien. Pas même sur Twitter. Seulement une dizaine d’abonnements liés à la littérature, mais pas de tweets ou retweets. En fait Twitter, je n’y vais que très rarement…

Cependant, je fait partie de pas moins de 13 groupes sur les métiers des bibliothèques (Tu sais que tu es bibliothécaires quand… ; Professionnels des bibliothèques ; Brèves de bibliothécaires en service public et bien d’autres encore). Sur ces groupes, je ne publie que rarement, ou alors pour poser une question ou demander de la documentation qui a été publiée et qui peut être partagée. En fait, je lis beaucoup les publications des différents groupes. J’irai même jusqu’à dire que je passe les ¾ de mon temps sur Facebook pour lire les différents avis littéraires, les anecdotes que connaissent certains professionnels, les conseils qui peuvent être donnés… En fait, c’est plus un moyen de toujours plus me professionnaliser qu’autre chose.

Ce que j’écris sur les réseaux sociaux en rapport à mes pratiques de lecture ? Du coup pas grand chose, pour ne pas dire rien. Mais je prends des avis, je lis les conseils qui sont publiés. Je glane des informations à droite à gauche pour toujours avoir un champ plus large de mes connaissances littéraires. En fait, ces groupes étant des groupes composés quasi uniquement de professionnels du livre, des bibliothèques majoritairement, ils me permettent d’avoir des avis plus professionnels que des simples « c’est bien » ou « c’est nul ». Si les publications me paraissent intéressantes d’un point de vue professionnel, je peux liker, ou pas. Ca dépend de l’humeur. Les articles, ils peuvent bien me plaire tout comme ils peuvent me déplaire, mais je découvre et je crois qu’au final, c’est ça que je cherche. Pourquoi ne pas republier ensuite sur mon mur ? Je ne sais pas vraiment… Peut-être que je me dis que les livres, par rapport à mes « amis », ça n’en intéresse que très peu : alors quel intérêt de publier sur mon mur ? Autant en parler et en avoir des informations sur un espace où je serai sûre que ça intéressera…

Gwendoline

Livres et réseaux sociaux ?

À l’origine, mon usage des réseaux sociaux était clair : Facebook pour tout ce qui est privé, Twitter pour ce qui est d’ordre professionnel. Oui bon, je l’admets, j’ai plus ou moins suivi cette idée… Peut-être moins que plus…

(Voilà qui explique tes retweets sans aucun lien avec les livres.

Oui, bon, j’ai retweeté une ou deux fois des infos sur le groupe d’un ami. Revenons au sujet principal.)

Alors, mon avis sur un livre : privé ou public ? Ça pourrait être les deux. Mais pour moi c’est privé, tellement privé que je ne le publie pas sur internet.

(Voilà pourquoi tu n’as pas publié ton texte de lundi dernier sur le blog.)

Alors qu’est-ce que je publie sur les réseaux sociaux qui a trait avec la littérature ? Pas grand chose, très peu de choses. Je n’aime pas trop exposer clairement ce que je pense sur les réseaux sociaux. Sur Twitter, il n’y a que des retweets concernant les métiers du livre. C’est ma façon d’adhérer à ce qu’ont dit les personnes que je suis. Si je retweete, c’est que je suis d’accord. Inutile de rajouter un commentaire. Sur Facebook, la seule publication en lien avec les livres sur mon mur c’est ma maître de stage de première année qui l’a mise, au sujet d’un livre que j’ai écrit pendant mon stage et qu’elle a édité.

(Toi, tu as écrit un livre ?!

Oui, aux éditions Néphélées ! Je fais un peu de pub, c’est une super maison d’édition, notamment pour la jeunesse, va jeter un oeil !)

Oui, sur Facebook, il m’est déjà arrivé de liker des statuts de mes amis dans lesquels apparaissaient des citations de livres. Mais aimer une phrase extraite d’un livre ça ne veut pas dire qu’on aime le livre.

En réalité, d’un point de vue littéraire, Facebook me permet surtout de faire partie de deux groupes essentiels : « Métiers de l’édition – entraide » et « Actualité de la littérature jeunesse ».

En conclusion ?

Et bien… sur les réseaux sociaux je suis plutôt spectatrice en général. Qu’on parle de littérature n’y change pas grand chose. Je n’aime pas m’exposer. Ce qui m’intéresse, ce qui me plaît, c’est à moi, c’est privé, ça n’a rien à faire sur les réseaux sociaux. Et il se trouve que j’aime les livres !

 

Facebook vs Lecture

J’ai plutôt un usage passif et pratique des réseaux sociaux. Je lis les publications, les articles partagés par mes amis et les textes à propos de l’actualité, mais je n’en partage pas moi-même. J’ai déjà l’impression que certains articles apparaissent trois fois sur mon fil d’actualité et je n’ai pas envie de « polluer » le fil de mes amis sur Facebook. Je me suis seulement inscrite sur Twitter pour effectuer une veille sur un travail universitaire et pour suivre des professionnels de la documentation : je m’y rend maintenant une fois par trimestre, aujourd’hui par exemple, et seulement pour regarder les actualités. J’échange des messages privés sur Facebook et je suis membre de plusieurs groupes : c’est plus pratique et rapide que l’utilisation du portable.
Je ne partage pas ce que je lis : on trouve seulement quelques mentions « j’aime » anciennes sur mon mur. J’aime parler de mes coups de cœur de vive voix avec mes proches mais je n’aime pas les publications impersonnelles sur Facebook. Je pense que j’aurais l’impression de ne pas être « entendue », de n’intéresser personne sur ce réseau social. Lorsque je parle de lecture, je préfère que la relation avec mon interlocuteur soit plus intime, plus personnelle. Je n’aime pas étaler mes émotions, y compris à propos des livres, et si un roman m’a vraiment touchée, je ne le dirai qu’à mes amis très proches.

Audrey