Chemillé, 06 novembre 2015 | l’ensemble

Tous les textes de la séance sont à lire ici.

Cette séance est par définition, celle des préalables – de tous les préalables, préalables au web, préalables à l’écriture en atelier, préalables aux deux ensemble.
1. Vérification technique, connectique, accès au blog.
2. Causerie de l’animateur : expose les 4 grands principes fondateurs de sa pratique d’atelier (après bref rappel de son trajet et mention de Cathie Barreau), qu’il transpose et pose comme contrat moral préliminaire au travail qui sera effectué ensemble :
– Droit à l’erreur
– Droit de ne pas écrire & droit de ne pas publier (ou « lire à voix haute » tel quel défini dans la version non numérique d’un atelier) – droit au repentir et à l’auto-correction
– Droit à la parole et au silence
– Droit à la confidentialité – entendre en ce contexte comme une question fil rouge, comme une autorisation à la fiction littéraire et au pseudonymat (identité littéraire et numérique) : rappel des notions d’identité numérique, référence à Olivier Ertszcheid et à son livre).
3. Temps d’écriture – mon identité numérique. (écrire web signifie écrire dans et avec : s’écrire web le signifie plus encore).
Les sources littéraires sont des CVs et bios d’auteur devenues faits d’écriture sur leur site : présentation de joachim séné  / bios de fred griot, de françois bon  sur leur site respectif…

La consigne donnée est :

« Écrivez votre micro-autobio en cinquante mots dont au moins dix soient des liens hypertextes »

(Cet exercice permet de se présenter au groupe et à l’animateur, en même temps que de présenter un peu de son rapport au web).

Tous les textes de la séance sont à lire ici.

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Autres expériences d’expériences d’atelier en ligne développées ensuite

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1- Mes usages du web – inventaire de l’ordinaire : une journée de connection.

D’après Georges Perec, & la séquence « Internet explorer », de Thibault Henneton, dans l’émission « Place de la toile » (saison 2011-2012).

Consigne d’écriture « Regards sur votre usage : Faites l’inventaire d’un jour de web, pour vous : narrez-le de la façon qui vous conviendra, en allant au plus précis : dans l’ordre de déroulement d’une journée : quels sites, pour quel usage, depuis et avec quelle machine, combien de temps. »

Sources

Place de la toile (à écouter, l a séance internet explorer de thibault henneton du 29 octobre 2011). (de 14’15’’ à 19’35’’). Littéralement, ce que Henneton fait c’est un récit, « au fil de ses clics », d’un moment de connection, de la sérendipité liée.

Mais surtout, cet extrait de Georges Perec : l’infra-ordinaire : http://remue.net/cont/perecinfraord.html

« Ce qui nous parle, me semble-t-il, c’est toujours l’événement, l’insolite, l’extra-ordinaire : cinq colonnes à la une, grosses manchettes. Les trains ne se mettent à exister que lorsqu’ils déraillent, et plus il y a de voyageurs morts, plus les trains existent; les avions n’accèdent à l’existence que lorsqu’ils sont détournés; les voitures ont pour unique destin de percuter les platanes: cinquante-deux week-ends par an, cinquante-deux bilans: tant de morts et tant mieux pour l’information si les chiffres ne cessent d’augmenter ! Il faut qu’il y ait derrière l’événement un scandale, une fissure, un danger, comme si la vie ne devait se révéler qu’à travers le spectaculaire, comme si le parlant, le significatif était toujours anormal: cataclysmes naturels ou bouleversements historiques, conflits sociaux, scandales politiques…

Dans notre précipitation à mesurer l’historique, le significatif, le révélateur, ne laissons pas de côté l’essentiel: le véritablement intolérable, le vraiment inadmissible: le scandale, ce n’est pas le grisou, c’est le travail dans les mines. Les  » malaises sociaux  » ne sont pas  » préoccupants  » en période de grève, ils sont intolérables vingt-quatre heures sur vingt-quatre, trois cent soixante-cinq jours par an.

Les raz-de-marée, les éruptions volcaniques, les tours qui s’écroulent, les incendies de forêts, les tunnels qui s’effondrent, Publicis qui brûle et Aranda qui parle! Horrible ! Terrible ! Monstrueux ! Scandaleux ! Mais où est le scandale ? Le vrai scandale ? Le journal nous a-t-il dit autre chose que: soyez rassurés, vous voyez bien que la vie existe, avec ses hauts et ses bas, vous voyez bien qu’il se passe des choses.

Les journaux parlent de tout, sauf du journalier. Les journaux m’ennuient, ils ne m’apprennent rien; ce qu’ils racontent ne me concerne pas, ne m’interroge pas et ne répond pas davantage aux questions que je pose ou que je voudrais poser.

Ce qui se passe vraiment, ce que nous vivons, le reste, tout le reste, où est il ? Ce qui se passe chaque jour et qui revient chaque jour, le banal, le quotidien, l’évident, le commun, l’ordinaire, l’infra-ordinaire, le bruit de fond, l’habituel, comment en rendre compte, comment l’interroger, comment le décrire ?

Interroger l’habituel. Mais justement, nous y sommes habitués. Nous ne l’interrogeons pas, il ne nous interroge pas, il semble ne pas faire problème, nous le vivons sans y penser, comme s’il ne véhiculait ni question ni réponse, comme s’il n’était porteur d’aucune information. Ce n’est même plus du conditionnement, c’est de l’anesthésie. Nous dormons notre vie d’un sommeil sans rêves. Mais où est-elle, notre vie ? Où est notre corps ? Où est notre espace ?

Comment parler de ces  » choses communes « , comment les traquer plutôt, comment les débusquer, les arracher à la gangue dans laquelle elles restent engluées, comment leur donner un sens, une langue : qu’elles parlent enfin de ce qui est, de ce que nous sommes.

Peut-être s’agit-il de fonder enfin notre propre anthropologie: celle qui parlera de nous, qui ira chercher en nous ce que nous avons si longtemps pillé chez les autres. Non plus l’exotique, mais l’endotique.

Interroger ce qui semble tellement aller de soi que nous en avons oublié l’origine. Retrouver quelque chose de l’étonnement que pouvaient éprouver Jules Verne ou ses lecteurs en face d’un appareil capable de reproduire et de transporter les sons. Car il a existé, cet étonnement, et des milliers d’autres, et ce sont eux qui nous ont modelés.

Ce qu’il s’agit d’interroger, c’est la brique, le béton, le verre, nos manières de table, nos ustensiles, nos outils, nos emplois du temps, nos rythmes. Interroger ce qui semble avoir cessé à jamais de nous étonner. Nous vivons, certes, nous respirons, certes; nous marchons, nous ouvrons des portes, nous descendons des escaliers, nous nous asseyons à une table pour manger, nous nous couchons dans un lit pour dormir. Comment ? Où ? Quand ? Pourquoi ?

Décrivez votre rue. Décrivez-en une autre. Comparez.

Faites l’inventaire de vos poches, de votre sac. Interrogez-vous sur la provenance, l’usage et le devenir de chacun des objets que vous en retirez.

Questionnez vos petites cuillers.

Qu’y a-t-il sous votre papier peint ?

Combien de gestes faut-il pour composer un numéro de téléphone ? Pourquoi ?

Pourquoi ne trouve-t-on pas de cigarettes dans les épiceries ? Pourquoi pas ?

Il m’importe peu que ces questions soient, ici, fragmentaires, à peine indicatives d’une méthode, tout au plus d’un projet. Il m’importe beaucoup qu’elles semblent triviales et futiles: c’est précisément ce qui les rend tout aussi, sinon plus, essentielles que tant d’autres au travers desquelles nous avons vainement tenté de capter notre vérité. »

voir ici http://jb.guinot.pagesperso-orange.fr/pages/objets.html

Souffleur

A rebours ce que donne une parcelle de vie.

Le départ aujourd’hui, 6 novembre 2015, à Chemillé

C’est un souvenir, un chemin parcouru enfant, une fois par mois peut-être

Sur la route dans le creux d’un virage il y avait un souffleur de verre

Le geste était inquiétant fascinant. Elle revenait souvent avec un petit animal fragile

A Chemillé, la maison était grande et vieille, elle y entrait comme dans un siècle ancien

Associée pour toujours à la lecture de Proust.

La dame au chignon blanc était aveugle et son  sourire voyait pour elle

La dame en robe de noire de veuve qu’elle n’aurait jamais été écrivait des poèmes

des mondes d’enfants, de petits chiens, de chats lovés

Ce qu’elle voyait à l’intérieur des yeux.

On ne sait jamais si ça vient de là, l’envie

 

Stéphane Bouchet

Dans la recherche entreprise pour savoir et dire qui j’étais en numérique. Google m’a annoncé, en 0,38 secondes et parmi 340 000 résultats que j’étais MORT. C’était l’un des derniers résultats peut être, mais quand même.

Facebook, les copains d’avant et d’autres prétendaient silencieusement le contraire, mais ça n’a pas suffi à me rassurer.

Si comme moi cette sérieuse entreprise vous fait cette révélation ou d’autres, vérifier ici.

 

 

fabnumérique

Bienvenue à notre toute nouvelle documentaliste au CRIJ des Pays de la Loire.

Pendant 5 ans elle a roulé sa bosse dans les trains à renseigner les voyageurs.  Là voilà aujourd’hui à l’aube de ce nouveau millénaire, parmi nous pour renforcer l’équipe.

Depuis 10 ans son job consiste à accompagner les jeunes,  à former les baby sitters, à animer un réseau information jeunesse, à mettre en place des actions sur les jobs d’été. Un beau programme en partenariat avec les acteurs de la jeunesse et de la région.

Son hobby : la cuisine. Gourmandise et préparation culinaire font le plaisir de ceux qu’elle invite à sa table !

Romain D

Né là où elle a fini, l’année de la consécration pour lui

A vite laissé tomber le haut pour enfiler le bas et s’offrir un triptyque scolaire : Rillette, Dentelle et Tripe.Un crochet capital à Paris.

Ni textile, ni charcuterie, mais la communication touristique dans le 61 pendant près de 10 ans. En traitement préventif contre la vieillesse depuis 2013 et des retours aux sources réguliers pour parler événementiel.

Aime s’évader , ou comme ça, avec ça ou en mangeant ça

Histoire en construction !