Ecriture 3 – auto-engendrement (de l’hypertexte sans hypertexte)

Le temps 2 d’écriture interrogeait Internet : en tant que lieu d’identité, d’énonciation, de publication de soi. [voir la consigne et les textes produits].

Se basant sur deux exemples de livre très distincts, tous deux parus en 2012, Peste et Choléra de Patrick Deville et Ma dernière création est un piège à taupes de Oliver Rohe, deux livres fondés sur l’exercice biographique, documenté et distancié (dans un subtil échange entre la documentation et la distance (et la présence, fantôme, de la fiction)) ; nous opérons une manière de dépliement puis repliement, dans la foulée du premier temps d’écriture, et observons comment le lien hypertexte documente de l’intérieur et comment la littérature fabrique du lien sans ce recours.

Nous revisitons ce matin ces auto-portraits hyperliés, réinterrogeons à l’aide d’un texte « intelligent » mais sans hypertexte, d’une vie écrite en ramifications, comment adapter ce texte, en sens inverse  : comment à l’aune de l’écriture de « Vies », cette documentation de soi peut être rendue, autre, ramifiée, complexe et fluide (autant que possible), mais surtout : sans les liens.

Les textes et la consigne sont à lire ici.

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À 6 ans j’avais une polaire violette mais pas que…

Aînée d’une fratrie de trois, je n’ai aucun homonyme et je suis née le 20 avril 1993 à Rennes, chef-lieu d’Ille-et-Vilaine située à l’est de la Bretagne et qui a accueilli la révision du procès Dreyfus en 1899. Je n’ai jamais déménagé sauf pour les études et pour les stages. En septembre 1998, une formation Information et communication ouvrait ses portes à la Roche-sur-Yon, comptant 2 options, 30 étudiants dans chaque dont 50 % partent en stage à l’étranger. En tant que pourcentage, je suis partie à Londres, à la librairie française La Page.

J’aime beaucoup les petits dessins fins et colorés, un manteau qui s’ouvre sur une doublure piquée de sachets de thés.
J’aime beaucoup les textes des autres, dès qu’ils parlent d’instants de vie.
J’aime beaucoup l’odeur du gazon fraîchement tondu et aussi Romain Duris. Romain Duris c’est un acteur légendaire en France.

À six ans, j’avais une polaire violette, à sept des lunettes et aujourd’hui, j’étudie l’édition jeunesse, dans l’espoir de travailler aux éditions Chocolat! plus tard, dans l’espoir de pouvoir éditer des livres tout doux qui s’appellent Voyages ou Le petit bois du Dimanche soir.

(Lire le texte originel).

Petite Marie 2.0

Marie est un spécimen rare – ou pas. Née en Vendée, pays au combien précieux aux yeux de monsieur MC Circulaire, elle porte fièrement ce bout de patrimoine dans son coeur depuis vingt-quatre ans. Comme toutes autres petites mamies vendéennes, Marie s’est vite passionnée pour le club de tricot de son village, ce qui l’a poussée à s’exiler dans la capitale française pour suivre un DMA design textile dans la prestigieuse école Duperré. Là-bas, elle a tenté de combler le vide dans son cœur en trouvant la perle rare masculine, mais son irrémédiable penchant pour les adorables boules de poiles miaulantes eut raison de toute relation sérieuse. Décidant de rentrer en Vendée suit à ce déboires parisiens (et parce qu’elle avait ENFIN obtenu son fameux sésame), elle est aujourd’hui une jeune femme pleinement épanouie dans le monde impitoyable de l’édition.

(lire le texte originel)

MDY (bis)

Je suis née à Nantes, ville cosmopolite pleine de charme, malheureusement funestement célèbre pour son rôle dans l’esclavage et le commerce triangulaire. Heureusement, aujourd’hui elle est plutôt connue pour les animaux de l’Île de Nantes, comme l’éléphant, où le Château des Ducs de Bretagne.

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Le 22 mai 1987 est le jour de ma naissance. Parmi les personnes célèbres nées un 22 mai, on compte Charles Aznavour, Naomi Campbell, Arthur Conan Doyle, Jules Renard, Hergé… Autant dire que j’ai de la concurrence et une sacrée pression.

Si vous avez bien compté, depuis ce jour de 1987 il s’est écoulé 9426 jours (si vous avez effectivement compté, je vous tire mon chapeau). J’ai donc 25 ans pour encore quelques mois. Forcément, cet âge-là est sujet à de nombreuses réflexions telles que « alors ça y est, la quart de siècle ! » Mais bon… je l’ai fait, on me l’a fait, ça arrive à tout le monde, même à vous. Si, si… vous verrez !

On a droit aussi a des petites remarques telles que « à quand le mariage ? les bébés ? » Oui, parce que c’est bien connu, à 25 ans vous sentez un besoin urgent de vous faire passer la bague au doigt par le prince charmant, non pas sur son cheval blanc mais au volant de la BMW dernier cri. Et c’est aussi l’âge où votre vie est finie et où il est temps de penser à laisser une descendance pour la postérité !

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Lectrice acharnée, je suis notamment fan de Harry Potter (pour faire dans l’originalité). Comment ça, vous ne connaissez pas ?! Mais vous étiez où, ces 10-15 dernières années ? Bon, pour faire court, c’est l’histoire d’un jeune garçon ordinaire, dans une famille ordinaire, qui découvre, le jour de ses 11 ans… OK, OK, j’arrête. Ceux qui connaissent vont se lasser. Et pour ceux qui ne connaissent pas, Google est votre ami !

J’écris à mes heures perdues des fanfictions. Ce sont des fictions, plus ou moins longues, écrites à partir d’une histoire déjà existante. Donc dans mon cas, Harry Potter (encore lui, vous devriez vraiment vous renseigner à son sujet). On pourrait se dire que c’est un manque d’originalité ou d’imagination, certes. Pour ma défense, j’écris toutes sortes de choses.

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Ma Némésis est Bob l’Éponge, que je n’utiliserais même pas pour récurer mes casseroles. C’est le personnage le plus laid et stupide que j’ai vu. Sérieusement, on dirait qu’il porte juste un caleçon et une cravate. Et puis il a vraiment, mais alors vraiment l’air idiot. Et vous savez quoi ? Il l’est ! Au moins, on n’est pas déçu sur la marchandise….

Je hais également la télé-réalité (et la télé en général). Pour moi c’est du lavage de cerveau additionné des échantillons les plus représentatifs de la connerie humaine. Comme dirait l’autre, panem et circenses. Enfin… c’est juste mon avis.

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Ma lubie du moment est une vidéo, que j’aime appeler pipe en bois. Comment vous la décrire ? C’est en fait un « artiste », Kmille, vieil émo sur le retour, fan de Mylène Farmer et de Nicolas Sirkis, qui a publié un recueil de poèmes et en a mis un en vidéo. Le tout en un clip très kitch, qui se veut résolument porteur d’un message (lequel ?) sur fond de musique (dégueulasse) techno. Bref, c’est tellement atroce que ça en devient génial.

J’ai découvert ce clip grâce à What the cut, la chaîne Youtube de MrAntoineDaniel : dans chaque émission il prend trois vidéos (là aussi très représentatives de la connerie humaine) qu’il commente avec un humour sarcastique, noir et à prendre au second degré (essayez même le dixième) bien à lui. À découvrir !

(Lire le texte originel).

Présentation Lucie revisitée

Lucie Taillefer est née à Toulouse, ville rose et dynamique, il y a vingt et un ans. D’après Google, elle possède cinq homonymes Canadiennes. Celle dont il est question aujourd’hui existe sur internet par son blog que personne ne va voir, son book pixellisé, et son compte Viadeo, indispensables, d’après Olivier Ertzscheid, pour espérer trouver un travail dans le monde du graphisme aujourd’hui. Son premier plan de carrière était de s’installer sur la côte Basque, endroit le plus charismatique sur Terre au moins, vivre d’eau fraîche et de fromage de mignonnes brebis, mais laisser de côté le dessin aurait été un trop grand déchirement. Cependant elle ne désespère pas de pouvoir, un jour, concilier les deux, et, se console en attendant, en mangeant de la brioche Vendéenne: sucre, farine, oeufs, beurre, c’est finalement un très bon rapport coût/réconfort.

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La vie passionnante de Laurie

J’ai vu le jour à La Roche-sur-Yon, « capitale » de la Vendée (rien que ça !), gardée par sa statue de Napoléon à cheval. À La Roche-sur-Yon, il y a une rivière, un grand cinéma, un super centre commercial, un hôpital… 21 ans plus tôt, je suis née dans ce splendide hôpital, bunker grisâtre aux mille fenêtres et, aujourd’hui, j’habite tout près ! Oui, mes études m’ont de nouveau portée vers La Roche-sur-Yon… J’adore cette ville ! Mais si !

Mais parlons un peu de mon parcours ! Ne sommes-nous pas ici pour ça, après tout ? Il faut dire que je suis particulièrement douée pour choisir des études qui m’apprendront ce que je ne veux PAS faire ! J’ai commencé par un bac Arts Appliqués parce que, l’art, ça me plaisait bien, ça me faisait un peu rêver. Pendant ces trois ans, je me suis essayée au design, à l’architecture, à la mode et, enfin, à la communication visuelle. Le design, j’ai trouvé ça trop difficile : les contraintes techniques, de dimensions, de matériau… ça me mettait la tête à l’envers. L’architecture, n’en parlons pas, je suis à jamais fâchée avec la perspective… Je n’aurais pas voulu tuer des gens en créant des immeubles bancals. La mode, je trouvais ça plutôt fun, mais juste pour regarder et critiquer les défilés, pas pour devenir styliste. Voilà, vous savez tout. Il ne restait plus que la communication visuelle, je n’ai pas eu le choix. J’ai choisi l’option multimédia, c’était dans l’air du temps et je m’imaginais déjà réaliser des films d’animation dignes de Pixar ! La réalité fut tout autre… Certes, j’ai apprécié les rares moments de création d’animation, mais j’ai surtout mangé du webdesign à la pelle ! Et, je l’ai remarqué très vite, je n’avais pas le talent pour ça. Surtout pour le code, ça me donnait des sueurs froides. Oui, mes études ont été merveilleuses ! Mais, comme un miracle, en fin de BTS, un sujet d’édition m’a passionnée. C’était décidé, je voulais faire de l’édition… jeunesse car, quand on a fait du graphisme, on finit par adorer les images.

Passionnée par la culture japonaise, je rêve de pouvoir visiter ce fascinant pays. Je veux y manger des sushis, rencontrer des gens habillés en Pokémon ou en personnages de manga un peu plus classes, savoir comment porter un kimono, voir les vidéos les plus étranges du monde, visiter Tokyo et le mont Fuji, aller dans un bar à chats… Mais en attendant, je dévore des mangas et j’ai même acheté un livre pour apprendre le japonais, ses caractères bien spéciaux (hiraganas, katakanas et autres kanjis) et ses expressions communes. Oui, un jour, j’irai au Japon ! Sinon, vous savez, avant et pendant douze ans, j’étais basketteuse. Je courais vite, je portais un maillot rouge et un bandeau blanc… Mais ça, c’était avant  !

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Poulet, comme un poulet.

Je m’appelle Marie Poulet, oui oui comme un poulet. Je passe mon temps à broder, à tisser et à faire des photos floues, aussi je m’émerveille, je gigote, je gesticule, je m’exprime. J’aime les livres, je suis une acheteuse compulsive de livre jeunesse (les histoires de petit garçon qui parle de piranhas, de roman (ceux avec les jolis motifs sur la couverture) et de revues pour petits et grands. J’aime les voir tous ensemble, les ranger. J’en veux toujours plus, j’aimerai pouvoir remplir de belles et grandes bibliothèques. Enfin, pour le moment je me contenterais bien de meubles Ikéa. Ce sont les histoires de chat dans des théières, de licorne en peluche et de culotte qui me plaisent le plus. 

(Lire le texte originel).