Se donner à regarder – à partager

 

Drôle d’affaire que celle-ci. Mais les ponts se fabriquent dans ma tête qui se transforme en vraie toile d’araignée (oui. 27 ans pour en arriver à percuter le jeu de mot.)

Des outils connus,  d’autres méconnus et parfois des nouvelles utilisations se dessinent et s’affinent. Le tout sur une chaise plutôt vindicative qui malmène mon dos et me fais gesticuler comme une môme de six ans à l’idée de la récré imminente.

Alors,

un public addict aux nouvelles technologies. J’AI.

un public éloigné et réfractaire à l’écriture. J’AI.

une envie et un réel besoin de partager et surtout d’être écouter. J’AI !

 

J’imagine, mon fidèle kangoo se garer sur l’emplacement de M.T qui va surement m’avalancher à mon arrivée, pas si rustre, juste sa manière à elle de dire bonjour. J’imagine, l’installation de la table, mes fidèles pancartes passées patiemment à la plastifieuse, des crayons et surtout du thé et un thermos de café. J’imagine, le tour du terrain, l’annonce de ma venue. J’imagine la tablette, L. qui me raconte ses années de vendanges, et moi à côté qui écrit comme elle parle. Premier pas. J’imagine des bouts ramassés au fur et mesure.

J’imagine, un tumblr (beurp), des jeunes (faut bien trouver quelque chose pour les hameçonner), un partage, des mots écrits par d’autres, une histoire commune, des doigts qui ricochent, un lien construit de temps, de confiance. Regarder autrement la vie ordinaire, la débusquer, et puis pas seulement en parler quand c’est pire. « les trains n’existent que s’ils déraillent … ».

Fiona.

atelier d’écriture modernisé

Le numérique c’est magique quand tu maîtrises l’outil.

En animation c’est l’explosion on le voit avec Framapad.

Je pense à toutes ces chères petites têtes blondes qui m’attendent à la Maison de Quartier avec lesquelles je vais mettre en application cet outil collaboratif. Je l’utiliserai comme une mise en bouche pour gagner en confiance dans ce que peut représenter pour les minots l’écriture et sa complexité. Puis je repasserai par un moment d’expression orale pour préparer la séance suivante : les faire parler de leurs lieux habités ou imaginaires et passage à l’écrit en prenant appui sur l’expérimentation  de Guenaël Boutouiller    autoportraits croisés    

Numérique ou pas?

Les outils… Quels outils?… Je connais les outils de jardinage, les outils des mécaniciens… mais là de quels outils parle-t-on? Les outils numériques quézako? Je voudrais bien faire ma crâneuse, montrer mes compétences, faire celle qui « s’y connait »… raté, c’est raté, c’est un fiasco! Alors comment faire pour animer une séance d’atelier d’écriture quand on ne sent pas l’affaire?

Help, au secours, aiuto, aiudo… Comment vous le dire? La co-animation pourrait éventuellement me sortir de cette souricière, qui sait? Mais non, je ne fais pas ma victime ça ne marchera pas.

Je devine vos réponses: Oui, yes, c’est intéressant, à la pointe du du progrès, c’est être dans le move, c’est vivre avec son temps. J’avoue, je suis coupable: je fais de la résistance.

Ce matin dans le bus un jeune étudiant m’a laissé sa place.

C’est pas bon signe ma bonne dame.

Nadine

 

 

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Un matin

Au petit matin, le 1er réflexe conditionné, c’est la radio. Attraper l’heure du journal au bon moment. Si je me rase ce jour là, j’écouterai le journal en même temps. Sinon, je l’allume après la douche car ma voisine m’a dit que la radio pendant la douche ce n’était pas une bonne idée. C’est elle qui se réveille. Nous vivons dans un immeuble d’après guerre construit très rapidement avec des matériaux de mauvaises qualités. A vrai dire, sous la flotte, je n’entendait pas très bien la radio.  J’aimais bien malgré tout avoir ce son en plus. Par moment, j’entendais des bribes, ça m’amusait. Les habitudes m’ennuient terriblement et j’ai conscience de l’aliénation qu’elles produisent. Donc, je dis merci à ma voisine pour sa franchise. On s’entend très bien. Retour au chronos. J’allume l’ordi et le téléphone portable en même temps après m’être habillé, juste à la fin du petit déjeuner, avant de servir le thé. Je bois mon thé en dernier et j’emmène ma tasse à mon bureau. C’est un petit confort, quand le thé est servi, je consulte ma boîte mail. En écoutant des chroniques politiques et sociologiques sur les faits du jour, du moment. L’époque qui roule. Et l’actualité immédiate intérieur qui ressurgit chaque matin avec son lot de petits bruits électroniques. Comme l’enfant fait son rot, est-ce que l’ordi fait bien son Bip au démarrage ? J’ai un ordinateur qui fonctionne sur XP. Bientôt ce système d’exploitation sera rejeté par toutes les applications d’Internet. Même le navigateur web Firefox n’en voudra plus en septembre prochain. Le site « le bon coin » m’a signalé il y a 6 mois environ que je représentais une menace pour eux avec mon vieux système d’exploitation. Ma machine a pourtant une puissance nettement suffisante pour travailler. Mais les ingénieurs de Microsoft ont reçu l’ordre d’arrêter les mises à jour d’XP. Avec l’évolution des usages en cours, surtout depuis 2007, (l’essor du Web 2.0), les ordinateurs doivent être mieux protégés puisqu’ils sont hyper interconnectés. Ces choses là me font réfléchir. Le premier logiciel à réagir sur mon ordi, avant le message du Bon coin, c’est l’anti virus – gratuit – (j’ai oublié son nom). Depuis bientôt 2 ans, mon ordinateur n’a plus d’antivirus et il fonctionne très bien.

Les logiciels comme Word (de Microsoft) par exemple, sont aujourd’hui accessibles par téléchargement. Ils ne s’achètent plus sur un disque physique. On paye un service entièrement en ligne, il faut se localiser, s’identifier et peut-être lire les conditions de vente. De cette manière, les crackers sont progressivement éliminés. Et puis, chaque fournisseur de logiciel a les moyens de comprendre ce que chacun bricole, ses usages cognitifs, son état d’esprit, etc. Les profils sont bien recensés pour mieux cernés nos futurs désirs d’achat.

« Écrire dépend de ses conditions de production« …

Au travail !

Qu’en faire ?

Réflexion libre sur ce qui s’est passé ce matin, sur l’ensemble des outils visités, butinés. Sur les développements entendus, perçus. Et les commentaires directs et indirects échangés pendant la cession et dans les temps informels. Écrire en même temps, au même endroit, sur un support numérique soulève la question d’être ensemble et ailleurs simultanément. Pourquoi se réunir au même endroit pour déposer des textes en ligne ? L’aménagement de l’espace me pose d’emblée une question technique à réfléchir. Se retrouver dans une même salle pour se tourner le dos ne facilite pas l’écoute et le respect. Les temps d’écriture et les temps de parole doivent être bien distincts. Que l’on soit très discipliné n’empêche pas d’avoir toujours un brin de curiosité qui click pour voir si l’idée qui passe dans la tête n’a pas un aboutissement rigolo ailleurs.

Le premier qu’en faire, avant de démarrer quoi que ce soit, à mon avis, c’est de bien préciser ce que l’on a à faire ensemble. l’écriture reste, quel que soit le support, un moyen de relier un locuteur et un destinataire. Quel niveau, quel type, quelle qualité de socialisation sommes nous en train de véhiculer, d’entretenir, de désirer transmettre, partager ? Si l’atelier doit demeurer dans un cadre d’éducation populaire, il s’agit de se demander ce que l’on fait ensemble, ce que l’on souhaite transformer, sommes nous dans un cadre socio éducatif de distraction, de développement ?

Etre ensemble, faire ensemble, pour quoi faire ?

Il est question d’écriture et de lecture en lien avec des outils numérique, d’Internet, devant (ou derrière) des écrans, d’intelligence spatiale, intuitive, d’arborescence hyper texte. Il va être question également de rester assis plusieurs heures. Evoquer ses habitudes, des liens, des tags, des réseaux populaires d’échange, des auto routes de blabla, des espaces communs actuels pour « liker » les cancans du moment ou soulever des questions sociales et politiques ? Il me semble essentiel de fixer un cadre pour penser une pratique d’écriture et de lecture qui reste un moyen d’émancipation.

Un lien différent (Amandine)

Mon réveil sonne première connexion sur mon portable, première lecture, touche rappelle ou arrêt.

Mon réveil re sonne car j’ai bien évidemment repoussé mon levé de 5 minutes deuxième lecture, rappelle ou arrêt.

Toujours en étant allongé dans mon lit je déverrouille mon téléphone et je regarde mes SMS reçu, ceux qui me mettent en lien avec ma sœur qui habite loin de moi et ceux qui me connectent à ma moitié quand nous sommes séparés.

Par la suite je vais voir mes mails toujours sur mon portable et toujours dans mon lit.

Pendant mon petit déjeuné je vais sur mon portable pour faire un petit passage sur pole emploi au cas où il aurait édité l’annonce de mes rêves. Je fais un tour sur la météo, je réponds aux SMS que je reçois entre-temps. J’écris où je réponds aux mails reçus. Je m’inscris à ma séance de sport de la semaine.

En arrivant au travail j’allume l’ordinateur et le téléphone. Je me connecte au site de transmission en ligne « dit pratique ».

Tout au long de ma journée de travail il m’arrive à plusieurs reprises de me connecter à l’ordinateur, boîte mail professionnel, site de transmissions…

Lors de ma pause déjeuné sois 30 minutes je prends le temps d’aller sur mon portable, toujours pour être en lien par SMS.

Le soir en rentrant chez moi il m’arrive d’allumer mon ordinateur pour télécharger mes séries préférées.

Mais en ce moment je passe plus de temps au téléphone en ligne avec l’être aimé qui n’est pas encore à mes côtés. Oups ça fait déjà deux heures que nous sommes au téléphone, ! Voilà comment j’en viens à prendre ma douche à 23h30.

Je me mange je regarde mes SMS comme une obsession, je l’attends.

Je me couche j’écris les SMS, bonne nuit, fait de beau rêve, prend soin de toi,  je t’aime.

Je commence à m’endormir, je me réveille, je crois que j’ai oublié de mettre mon réveil.

 

L’aile brisée ou l’hommage à une mère courage

L’aile brisée, 2nd volet du dyptique familial de l’écrivain Antonio Altarriba, est un roman graphique et biographique de 264 pages paru en avril 2016 en Espagne chez Denoel Graphic, et illustré par Kim.

C’est l‘histoire biographique de Petra, la mère de l’auteur, en Espagne au xxème siècle. Le roman s’ouvre sur un retour en arrière, (comme dans l’art de voler, le roman graphique sur son père), pour raconter toute son histoire. C’est l’épopée d’une femme, une héroine, manchotte de naissance (du à la violence de son père), de son enfance dans un village Espagnol, orpheline de mère et vivant avec sa fratrie avec un père violent sans le sou, passionné de théâtre, à son travail de gouvernante dans une riche famille Espagnole à Saragosse chez le gouverneur militaire de la région de Saragosse. Mais cet ouvrage présente également d’autres points très importants en arrière plan : Le contexte politique du xxème siècle en Espagne, sous le régime de Franco, ainsi que la description d’une société fortement machiste, sexiste (en effet chaque chapitre s’ouvre par une image d’un portrait d’un homme qui marque une étape de la vie de Petra), où les hommes dominent, mais également la grande misère dans les campagnes , une religion omniprésente qui force et manipule…

Dès l’ouvrage dans les mains, le lecteur à matière à s’imaginer le sujet de l’histoire :

Sur la première de couverture est présente au premier plan une femme, habillée en servante/domestique, un plateau de vaisselles dans les mains, le visage rosit/rougit, le regard baissé, à peine tourné vers ce qu’il y a derrière elle, à savoir une foule de gens qu’on ne peut distinguer,bien habillés, sûrement de la haute société. On imagine de suite une femme pudique, réservée, qui ne veut pas déranger, juste faire son travail sans déranger. Mais à travers son visage, son regard, laisse à réfléchir sur son passé, son histoire, que fait elle la ? Pourquoi est elle la ? Des questions qui nous poussent à plonger dans le roman.

Dès les premières pages, on s’y sent bien, et les pages défilent sous nos yeux sans qu’on s’en rendent compte :

Il y a l’utilisation d 1ère personne du singulier quand les personnages de l’histoire parlent ( ce qui nous aide pour comprendre ce que vivent les personnages, mais également l’utilisation de la 3ème personne du singulier quand le narrateur décrit/ explique des scènes, ce qui nous fournit des éléments contextuels, des explications supplémentaires autour de la scène, mais aussi les pensées, les avis du narrateur, ce qui aide à la compréhension (sans oublier les dialogues, les échanges, les discussions très claires entre les personnages, qui aide également) .

On ne peut pas faire cette critique sans évoquer Kim, personnage clé dans le succès de ce livre :

Ses dessins sont traités comme des gravures : Clairs, bien définis, très explicites, pas flou ou abstrait, les visages, corps, lieu, sont très facilement identifiables. Grâce à ses dessins, à ses vignettes, il y a une vraie facilité dans la compréhension de l’histoire. Cela permet une vraie fluidité, on ne perd pas du temps à comprendre la situation, et ça en devient un roman graphique facile et agréable à lire, où le lecteur se sent totalement immergé, en réelle empathie avec l’héroïne. C’est un illustrateur qui a su reconstituer leurs vies minuscules en les agrandissant et les précisant, ce qui leur donne cette « force tragique » (Libération), on ne tombe pas dans le pathos.

De plus, les choix des différents plans des personnages, des lieux dans les vignettes sont représentatifs de ce que veut montrer l’auteur (par exemple les séquences « émotions », relatives à des passages intime entre deux personnages, ou même des séquences très crues, sont souvent dessinés par des gros plans, sur visage ou situation, pour toucher le lecteur).

L’ensemble de ces éléments sont une véritable aide à la compréhension du fil de l’histoire, que ce soit sur l’histoire héroïque de la mère de l’auteur, que sur la compréhension du contexte politique, le régime sous Franco, la dictature, mais également le contexte sociale (la société machiste, les campagnes pauvres isolées, la religion qui domine…) Ces aides sont importantes pour le lecteur car le lecteur, en ouvrant le roman, n’a pas forcément connaissance de l’Histoire de cette époque dans ce lieu, ni de l’histoire de ces femmes.

Enfin, une petite note touchante : Altarriba révèle à travers ce roman du respect, une certaine fierté, de l’admiration face à la façon dont sa mère a su faire face à tout ce qui lui est arrivé, il honore la mémoire de sa mère, et c’est quelque chose d’émouvant. Mais si on ressent cette fierté, c’est aussi peut être lié à une certaine honte, culpabilité de ne s’être rendu compte que quelque jours avant la mort de sa mère son handicap… ça en devient d’autant plus touchant.

Qui ne rêverait pas d’un enfant qui mettrait en scène ses parents comme des héros ?

Sonia Gravoueille, étudiante IUT information-communication

La voie des âmes de Laurent Scalese. Florine Baudry.

 « Et il avait vu. Les instants précédant sa mort. Après ça, il avait occulté. Les ténèbres de l’inconscient avaient enseveli ce souvenir. Jusqu’à ce qu’il devienne flic. Sur une scène de crime, il avait commis l’erreur de toucher la victime à main nue. C’était la deuxième fois qu’il avait un contact physique avec un mort. » Richard Neville est un flic comme il en existe des centaines a un détail près : il peut entrer en contact avec les victimes et voir leurs derniers instants de vie. Un dilemme va changer le cours de son existence : sauver sa femme, Clara, de la mort ou sauver l’humanité ?

Entre surnaturel, histoire d’amour et thriller, l’oeuvre de Laurent Scalese se lit frénétiquement, dans l’urgence, à n’importe quel moment du jour ou de la nuit. Si tu crois pouvoir sortir indemne après la lecture de ce chef-d’oeuvre, ne le commence pas. Mais si tu es quand même curieux et bien fonce, avale les 800 pages que tu ne verras pas défiler. N’oublie pas ta boussole pour te repérer dans le complexe schéma New-Yorkais, aux innombrables rues. Si tu « ne connais pas New York [tu seras peut être] complètement « perdu » : perdu c’est vraiment le mot juste : toutes ces indications de rues, d’avenues… ».

Il est vrai qu’il n’est pas évident de se repérer géographiquement et encore moins temporellement lorsqu’on passe du monde des vivants à celui des âmes perdues. C’est ici l’un des seuls défauts du livre, en plus d’être parfois trop fantastique pour certains lecteurs. Si tu n’aimes pas le fantastique, comme moi qui étais (oui, car ce livre m’a fait changer d’avis) loin d’être une amatrice du genre, et bien justement je te conseille de lire ce mélange entre le roman policier et le surnaturel.

Tu dois te dire, en quoi CE roman m’a fait changer d’avis ? Je pense qu’il a su allier un équilibre parfait entre le réel et l’imaginaire (parfois totalement absurde mais c’est une fiction et on le sait dès le début). Oui, c’est totalement improbable que le mal en personne soit matérialisé par la beauté improbable de Nancy, le personnage qui tient tout le récit, qui mène le destin de Neville. Comment peut-elle s’immiscer dans les corps des humains ? Comment survit-elle depuis des millénaires ? « Pour faire simple, l’espace et le temps se divisent en une multitude de dimensions, dont celle où nous sommes en ce moment, développa-t-elle. Elles sont indépendantes les unes des autres. Chacune a son passé, son présent et son futur […] Les dimensions spatiotemporelles sont comparables à des droites parallèles, elles ne se rencontrent jamais. Moi seule ai le pouvoir de vous faire passer de l’une à l’autre. » Nancy

Je me suis lancée dans une course contre-la-montre, comme si au fur et à mesure du temps les lignes, les pages s’effaceraient si je n’arrivais pas à terminer le roman dans un temps imparti. Alors je te mets en garde, fait attention car tu risques d’être vulnérable, dépendent(e) de ce papier, de ces mots parfaitement maîtrisés. Tu vas devenir enquêteur sur des meurtres inexpliqués, souffrir de la perte de ta femme, hésiter à sauver le monde ou l’amour de ta vie. Tu vas manipuler, torturer des esprits pour arriver à tes fins : tu seras beaucoup de personnages à la fois, tu seras en eux mais tu les percevras du point de vue omniscient du narrateur. Tu penseras tout savoir d’eux, tu te méfieras, tu douteras de tout.

J’étais constamment poursuivit par cette oeuvre qui se faufilait dans mon sac à main sans que je m’en aperçoive, qui m’empêchait de bronzer tranquillement au bord de la piscine, qui refusait que je me couche sans l’avoir ouverte. Tu seras faible, tu céderas, toujours. Et à ce moment là tu te rendras compte, exactement de la même façon que moi, que sans le fantastique, ce livre ne t’aurais jamais tenu en haleine.

Ce livre torture les esprits, tu penses que Richard va réussir à vaincre le mal, que l’amour sera plus fort que tout. Mais dans la vie comme dans la fiction rien n’est jamais acquis, rien n’est simple. Des rebondissements, des retours à la case départ, tu vas en voir. Tu en auras parfois marre car tu penseras que ça ne finit jamais. C’est justement en ça que l’histoire tient, nous coupe le souffle, nous entraîne jusqu’à rendre addictif.

Laurent Scalese a ce pouvoir de créer des ambiances, des personnages « vraiment très réussis qu’ils soient du côté des bons ou des mauvais. Trois histoires d’amour se superposent. Certaines dysfonctionnelles. D’autres merveilleusement inspirantes. » https://cestcontagieux.com/2015/04/09/la-voie-des-ames-la-chronique-amheureuse/

Tu n’auras pas appris grand chose concernant l’histoire de ce livre à travers ces quelques lignes, mais tel est mon but. C’est à toi de découvrir cette histoire, de laisser ton imagination la façonner. Je ne peux pas te raconter avec des mots ce qui se vit seulement avec des émotions. Laisse toi emporté, le roman fera le reste.

Et maintenant, n’as-tu pas envie de voir où mène la voie des âmes ?

Florine Baudry.