Métro 2033, Dmitri Glukoviski

Métro 2033 (si vous aimer lire en musique)

 

Dans les entrailles d’une Moscou désormais gelée, l’humanité tente péniblement de survivre dans les décombres de sa gloire passée. Dans la pénombre des stations du métro moscovite, elle se réorganise, reconstruisant sous les ruines des anciens gouvernements, des similis de villes et de pâles copies d’état. Le Métro est désormais le monde des quelques centaines de survivants de la terrible guerre qui détruisit Moscou comme la plupart des autres grandes ville Russes, voir peut être même comme le reste de la terre. La surface est désormais inhabitable pour l’homme, pollué de radiation mortel et habité de mutants monstrueux, et seul quelques courageux Stalkers osent s’y aventurer lors de courtes excursions, mais nombreux sont ceux à ne jamais finirent leurs voyages . Si les humains ne sont pas mort, et que l’espèce comme les rats survivra peut-être, c’est la civilisation qui sous les cendres des bibliothèques et des musées meurt peu à peu. Or comment les hommes pourrais t’il préserver leurs connaissances et leurs cultures alors qu’il peinent déjà à garder leurs vies dans ce monde qui n’est plus le leurs?

C’est dans cet univers meurtri, que se déroule l’histoire de Métro 2033, elle raconte la quête d’un jeune homme orphelin ; Artyom, qui bien que né à la surface ne connaît que le métro, et moins encore, que la station où il habite avec son père adoptif. Il va être contraint de partir en voyage à travers le labyrinthe du métro moscovite pour trouver de l’aide afin de défendre sa station ainsi que tout le reste du métro d’une menace d’un genre nouveau, les Sombres (ou les Noirs, selon les traductions). Ces créatures peu connues et à la nature incertaine, sont bien plus adapté à ce nouveau monde que ce qui reste de l’humanité et ne semble pas décider à se contenter de la surface pourrissante de Moscou. Artyom part donc dans une quête qui se rapproche des légende épiques de la mythologie, avec ses créatures, ses mystères, ses dieux, ses héros, ses sages…

Mais si la quête d’Artyom est captivante, peuplée de personnages marquants, cette histoire est véritablement exceptionnelle pour son univers sombre qui happe le lecteur qui ose s’ enfoncer trop profondément dans ses tunnels. Car plus que cette quête centrale, Métro 2033 raconte de nombreuses histoires secondaires, soulève malgré son univers fictif de vrais problèmes de société et interroge sur la nature humaine, avec en plus, dans les dernières lignes une perturbante morale sur la différence et le rapport à l’autre. 

Si le monde à changer, les hommes eux sont restés des hommes, et dans cette situation qui pourrait signer la fin de leur espèce, ils peinent à s’unir, et le métro, comme la terre en ses dernières heures, est lui aussi victime de guerres intestines, de cruelles conquêtes, de massacres aveugles et de drames de toutes sortes. Artyom découvrira durant son périples les nombreux visages de cette sombre comédie humaine. Il croisera des racistes, des néo-nazis, des communistes, des fanatiques en tout genre, des illuminés, des âmes perdus, des criminelles, des fous, des hommes qui tentent de le rester… Tout ce que l’humanité à de pire et de beau condensé dans un monde petit, restreint, étroit. Un monde qui pourtant drapé de légendes et rumeurs parait, sous la plume de Dmitri Glukoviski, immense et inexploré.

Cet univers réussit, de plus, le tour de force d’être très réaliste malgré des éléments de fantastique et de science-fiction. En effet, le métro de Moscou est bien réel, et Dimitri Glukoviski plus que de s’en inspirer le recopie en y appliquant le filtre de son monde détruit. Malgré les dégradations dues à la guerre, ce sont les mêmes stations et tunnels que ceux que traverse tous les jours des centaine de Russes (le lecteur peut d’ailleurs s’y repérer grâce aux plans contenus dans le livre), quant aux rumeurs qui peuplent le métro de Glukoviski, nombre d’entre elles cours déjà dans les rues de Moscou comme le légendaire métro 2.

Plus que le récit, c’est finalement ce monde que l’on dévore, si ce n’est l’inverse. Un monde sombre, oppressant et incroyablement immersif dans lequel on plonge sans être sur de pouvoir ressortir. Cette sensation doit beaucoup au fait que le lecteur ne sait que ce que les habitants et voyageurs du métro racontent, que les rumeurs qui circulent, que ce que le héros croit voir… rien n’est donc jamais sure. Le problème n’est donc pas que de nombreuses questions restent sans réponse, mais qu’au contraire il y a trop d’explication. C’est au lecteur de choisir à ce en quoi il veut croire et à qui il peut faire confiance. Car à chaque nouveau mystère qui apparaît dans les sombres tunnels du métro, correspond une multitude d’explications. Ainsi des scientifiques, des chamanes, des colporteurs, des militaires, des croyants, des sectaires, des illuminés, des complotistes donnerons des centaines d’explications au métro, amenant parfois le lecteurs jusqu’à s’interroger sur son propre monde. Transformant ainsi ce labyrinthe de tunnels en un monde perturbant et effrayant ou se mêlent anciens et nouveaux dieux, anomalies, êtres fantastiques, fantôme, créatures occultes, monstres de toutes sortes, armes oublié, stations réssucités, complots enterrés… les illusions et la folie prennent peu à peu le pas dans réalité. Chaque nouveau pas dans l’obscurité suintante du métro est un pas dans l’inconnu jusqu’à la prochaine station habitée, si encore, les hommes, là-bas, savent encore ce qu’est qu’être humain.

Metro 2033, est donc une distopie post-apocalyptique (un univers qui fait suite à la destruction de la société moderne) écrite en 2002 par Dmitri Glukhovski et publier en 2005 en Russie. C’est aujourd’hui un succès mondial qui s’impose comme une œuvre majeur du genre post apocalyptique. Il s’agit du premier opus d’une collection de 3 romans tout aussi réussis, respectivement Metro 2033, Metro 2034 et Metro 2035.

Mais si vous voulez poursuivre encore plus loin, l’oppressante exploration du métro moscovite, Métro 2033 est aussi le point de départ d’un labyrinthique univers étendu qui n’en finit plus de grandir. Ainsi depuis décembre 2009, plus de 41 livres et nouvelles ont été officiellement écrits autour de cet univers, comme Piter de Shimun Vrochek pour cité un des plus connus. Hélas, aucun de ces ouvrages n’a encore été publié en français, cependant plusieurs sont disponible en anglais.Un film pourrait peut-être même voir le jour (si j’ose dire) puisque en 2012 les droit de la licence ont été acheté par les studios MGN, cependant aucune date n’a encore été annoncé
En plus de cela, si vous voulez explorer vous-même ces tunnels glaçant, 2 jeux-vidéos très réussit et brillamment adaptés sont sortie et un 3eme est annoncé pour fin 2018. L’histoire n’est pas exactement la même que dans les livres afin de laisser plus de place au gameplay, cependant le scénarios bien que simplifié reste très bon. L’univers par contre, est lui très fidèle a celui de Glukovisky, oppressant, triste et beau. Ces jeux sont donc comme les livres à déconseillés à ceux qui ont peur du noir, car il est omniprésent, dans les tunnels, sur les murs calcinés, dans le cœur des hommes et ils pourraient même remplacer l’humanité.

Enfin je vous laisse sur cette musique qui pour moi représente le mieux cette univers.

 

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Raphaëlle Giordano, Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une, Eyrolles (Marjolaine Poulain)

Site Raphaëlle Giordano : Cette auteur au succès récent sort actuellement son deuxième roman « Le jour où les lions mangeront de la salade verte ». Elle est d’abord écrivain, mais aussi artiste et spécialiste en créativité et développement personnel. Dans ses premiers ouvrages, elle a d’ailleurs écrit une collection de quatre titres, « Mon carnet de coaching 100 % bonheur ». Je vais porter mon attention sur son premier roman.

Ce livre s’appelle « Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une ». Il traite d’un thème contemporain qui concerne à mon avis une large partie de la population : la routine. C’est l’histoire de Camille, une femme qui n’est pas à l’aise dans son travail et qui n’arrive plus a communiquer avec son mari et son fils. Mal dans sa peau, elle ne vit pas son quotidien pleinement. Tout change le jour où elle rencontre Claude, « routinologue ». Grâce à cet homme, la chenille se transforme tout doucement et sort de son cocon pour renaître en papillon.

Ce livre peut être lue comme une thérapie. Je l’ai lu sur conseil d’un membre de ma famille. Pour moi, il s’est lu en deux étapes : J’ai ressentis d’une part de l’agacement, et d’autre part, il a su colorer mon été.

Premièrement, l’agacement. La première partie de mon été fut chaotique. Je travaillais et  je m’ennuyais la plupart du temps.  Dans ma lecture j’ai été confronté à la réussite de cette femme : cela me mettait en colère. J’avais la sensation d’être dans Joséphine Ange Gardien où tous les problèmes d’une vie sont résolus comme par enchantement. Cette sensation a bloquée ma lecture et j’ai un peu laissé le livre de côté. Peut-être que me reconnaissais-je dans l’héroïne et n’arrivais-je pas à faire face à mes propres problèmes. Je me suis sentie en compétition avec cette héroïne. Comme toujours, j’ai fais une comparaison. C’est mon mode de fonctionnement.

Ensuite, les vacances en Espagne sont arrivées. Le livre s’est donc retrouvé dans mes bagages et est parti à la plage avec moi. Ma vision sur ce livre s’est alors éclairée : ne voyant plus les choses de façon péjoratives, j’ai constaté à quel point ce livre était lumineux, comme le temps ensoleillé au bord de la Méditerranée. Certains des passages du livre ont été marquants : Par exemple, lorsque Claude enseigne à Camille « la méthode SMART » pour atteindre facilement un objectif. Cela signifie « S pour Spécifique, M pour Mesurable, A pour Atteignable, R pour Réaliste, T pour temps ». Ou encore lorsque Camille commence son « Cahier des engagements » : « Cahier des engagements : encore une idée de Claude pour m’impliquer davantage dans mes résolutions et éviter que je flanche ! ». Elle commence ensuite son « Carnet du positif », et Claude lui explique ce que c’est : « Achetez-vous un petit répertoire téléphonique et notez-y, par ordre alphabétique, vos petits et grands succès, vos petites et grandes joies ».

On peut même retrouver à la fin du livre un « Petit vade-mecum de routinologie » qui nous explique comment sortir du cercle-vicieux de la pensée négative pour atteindre le cercle-vertueux de la pensée positive. Pour moi ce livre à finalement été un mode d’emploi pour voir la vie en rose. Il est d’une grande positivité et est un bon moyen de se motiver à faire plus de choses. Peut être faut-il le lire dans un environnement positif pour en apprécier toute la gaieté.

POULAIN Marjolaine.

Un Jeu interdit, L. J. SMITH – Mélanie Ricard–Hautecoeur

« Mystère, […] Danger. Séduction. Peur. […] Secrets révélés, […] Désirs divulgués. Tentation. […]
C’est ce que vous recherchez, non ? Quelque chose de vraiment… spécial. […]
Nous avons quelque chose de ce genre en stock. […]
Je crois, […] que c’est ce que vous cherchiez. »

 

Jenny, une adolescente, cherche un jeu de société original pour l’anniversaire de son petit copain, Tom, qu’ils vont fêter avec tout leur groupe d’amis.
Alors qu’elle marche dans une rue, on la suit, elle entre dans un magasin pour plus de sûreté. Elle se rend compte alors qu’elle est un dans un magasin étrange, où un garçon étrange, et terriblement beau, lui vend un jeu étrange.
Une fois rentrée pour la fête, ils commencent le Jeu, ils montent une sorte de maison qui fera office de plateau, puis dessinent en secret leurs pires cauchemars. Ils doivent jurer de jouer au Jeu jusqu’au bout, et ils le font…
C’est alors qu’ils se réveillent dans le Jeu, où ils vont vraiment devoir affronter leurs pires cauchemars, au véritable péril de leurs vies…  en plus d’être poursuivis par cet étrange vendeur, qui n’était celui qui prétendait être… Et si tout cela n’était qu’un piège ?

Ce livre, Un Jeu interdit est un roman de 633 pages, écrit par Lisa Jane Smith. Il est destiné aux jeunes adultes, et peut regrouper les genres de l’horreur, de la science-fiction, du fantastique, ainsi que de la romance. Il est constitué de la trilogie : « Le Chasseur », « La Poursuite », et « L’Affrontement ». Il a été publié par les éditions Michel Lafon en un seul ouvrage, en 2011, pour la traduction française. Le regroupement de la trilogie, à l’époque, coûtait 22,50€. L’œuvre originale est The Forbidden Game Trilogy (The Hunter, The Chase, et The Kill, sortis en 1994)

 

Ce livre m’a passionné, et je l’ai lu tant de fois, les impressions sont toujours aussi fortes. Il me fait vibrer toujours aussi intensément aux mêmes passages, et me fait pleurer à chaque fois que je le termine. J’adore la façon d’écrire de L. J. Smith, elle décrit parfaitement les émotions et les peurs des personnages, on est vraiment dans le Jeu.
« – […] Que le Jeu commence. Au fait, si vous êtes blessée dans ces cauchemars, vous êtes vraiment blessée. Si vous mourez, vous mourez. Et je peux d’ores et déjà vous révéler que l’un d’entre vous ne s’en tirera sans doute pas. »
Je sors de chaque Jeu presque comme essoufflée.

Je me suis fortement entichée du personnage de Julian, principalement le méchant de l’histoire, grâce à cette description aux dimensions magiques, et à son caractère si particulier. Je me surprends parfois à être en colère contre l’héroïne, que Julian l’ait choisi, et qu’elle ne réponde pas à ses sentiments.
« Ces yeux. Bleus. Sauf qu’ils n’étaient pas juste bleus mais d’une nuance indescriptible qui lui rappela un éveil au point du jour, quand elle avait aperçu, par la fente entre les rideaux, cette incroyable lueur de l’aube qui n’avait duré qu’une seconde avant de se fondre dans les couleurs habituelles du ciel au petit matin.
    Ce n’était pas possible, un garçon avec de tels yeux, d’autant qu’ils étaient bordés de cils presque trop lourds pour ses paupières. Et puis ses cheveux étaient si blonds… non, carrément blancs, comme givrés. Il était trop beau, incroyablement beau, à croire qu’il débarquait d’une autre planète. […] Ces yeux bleus comme le cœur d’une flamme. Non – comme un lac profond au cœur d’un glacier. Non… »
De plus, cet ouvrage peut sortir un peu du cadre classique des histoires, un sujet, une quête, un anti-sujet. Car celui que l’on prend pour l’ennemi ne l’est pas tant que cela au final…

Et j’ai été totalement conquise par la mythologie nordique qui y est abordée. Ce fut d’ailleurs mon point de départ pour ma passion pour cette mythologie, ce qui m’a incité à me documenter davantage. Je parviens même à repérer, à présent, des erreurs dans des films, ou autres, dans les inspirations prises dans la mythologie nordique (comme dans les films Thor pour donner un exemple). J’ai appris la théorie d’utilisation des principales runes.
« – Il semblerait que, lorsqu’on trace ces runes, on mette en œuvre leurs fonctions, […]. C’est comme quand on a dessiné nos cauchemars pour le premier Jeu. On a représenté ce qui nous faisait le plus peur et ces scènes sont devenues réelles. Pareil pour les runes. On crée une… une représentation d’une chose qui se matérialise. On change la réalité en créant cette représentation. »

 

Comme derniers mots, je prends cette phrase qui est mise en valeur sur la quatrième de couverture : « Rester maître du jeu ou perdre la vie… »

Losing Hope – Colleen Hoover – YGORRA Maëva

Losing Hope est le tome deux de la série Hopeless de Colleen Hoover, célèbre auteur primée meilleure auteur de New Romance, sorti en Janvier 2017, qui se base du point de vue d’un personnage différent du tome 1 permettant de mieux comprendre les subtilités de l’histoire. Si l’on pense que ce livre va faire partie de la collection New Romance de la maison d’édition Hugo & Cie, ce n’est pas le cas. Bien que Colleen Hoover soit une auteur reconnue pour les romances adultes ou jeunes adultes, ici nous sommes bien en présence d’un roman pour adolescent puisqu’il fait parti de la collection « 15 ans et plus » des éditions Pocket Jeunesse. Le livre nous raconte donc l’histoire de Holder, jeune adolescent de 17 ans qui n’a pas vécu que des choses facile dans la vie. En effet, après avoir assisté impuissant à l’enlèvement de sa meilleure amie et voisine Hope, à l’âge de six ans, il se voit, dix ans plus tard, confronté à la perte de sa sœur jumelle.

Après une année difficile pour sa famille, il envisage de quitter le lycée et d’abandonner ses études jusqu’à ce qu’il croise une fille, Sky, qui le trouble particulièrement de part sa ressemblance avec Hope. Apprenant que Sky va dans le même lycée que lui, il redécouvre un intérêt pour les cours. Nous suivons alors l’aventure de Sky et Holder et le développement de leur relation. Cependant, Holder se pose de plus en plus de question sur la véritable identité de Sky, les coïncidences de l’histoire de Sky et de celle de Hope, sont presque trop frappantes. On suit Holder dans ses doutes, son désespoir, ses joies… Ce livre nous fait vraiment ressentir tout ce que ressent Holder en lisant les lettres que sa sœur lui a laissé dans son journal intime:

« Je suis exténuée, fatiguée et malade de vivre une vie que je n’ai plus vraiment envie de vivre. Je suis fatiguée de prétendre être heureuse pour toi, parce que je ne suis pas heureuse. A chaque fois que je te souris, j’ai l’impression de te mentir, mais je ne sais pas comment vivre autrement. Et je sais que quand je le ferais, ça brisera ton cœur. »

« J’espère que tu n’iras jamais croire que, si je suis allée au bout de mes intentions, c’est parce que tu n’as pas été à la hauteur avec moi. Toutes ces soirées où tu m’as tenue dans tes bras en me laissant pleurer…. Tu n’as pas idée du nombre de fois où tu m’as déjà sauvée.  »

Ce livre nous fait passé du rire aux larmes d’un chapitre à l’autre. Il nous transporte totalement. Ce n’est pas juste un livre à lire en option, c’est un véritable complément à l’histoire de Sky et de Holder. Un livre qu’il est difficile de lâché avant la fin. J’ai même préféré ce tome au premier. Ce livre est une pépite qui à mon sens devrait être lu par tout le monde.

Maëva Y.

Les Âmes vagabondes – Marine PETIT

Les Âmes vagabondes, Stephenie Meyer, Éditions Jean-Claude Lattès, Collection Le Livre de Poche, 2008.

 

Ce roman mêle la dystopie, la science-fiction et le fantastique. Il raconte la bataille intérieure que livre une âme contre la conscience de l’humaine dont elle occupe le corps.

La Terre est envahie par une espèce extraterrestre que les humains nomment « âmes » et qui prennent possession de leurs corps. Les humains dans lesquels on implante des âmes disparaissent, leur conscience effacée. Mais le corps dans lequel on insert Vagabonde lui résiste. L’esprit de Mélanie Stryder refuse de la laisser tranquille dans ce corps qui lui appartient désormais. Mais Mélanie n’est pas la seule à s’en prendre à Vagabonde : en effet, une traqueuse la suit où qu’elle aille, attendant de l’âme qu’elle lui livre des informations sur un groupe de résistance humain qui attaque et vol la communauté des âmes. Et malgré toute sa bonne volonté, Mélanie peine à cacher ses secrets et dévoile à Vagabonde que quelque part se cache l’homme qu’elle aime. Au fil des jours, Vagabonde découvre la vie que menait Mélanie avant qu’on ne la capture. Elle se prend d’affection pour Jared, l’homme qu’aime Mélanie, et Jamie, le petit frère de son hôte. Alors lorsqu’elle apprend que la traqueuse, perdant patience, souhaite prendre sa place dans le corps de Mélanie pour y rechercher les informations qu’elle lui réclame, elle prend la fuite. Commence alors un combat intérieur qui les mènera dans le désert, aux portes de la mort

 

 

Stephenie Meyer n’en est pas à son premier roman mais, avec ce dernier, elle a frappé fort.

Comme le dit Nathalie Lacube, de La Croix, « Plus mature et plus fort que ses quatre volumes, ce romance thriller de Stephenie Meyer abolit la frontière entre littérature jeunesse et adulte. » En effet, le style de cette auteure est simple d’accès même si elle traite de sujets assez sensibles comme la discrimination ou la nature destructrice de l’homme, entre autres. Le point de vu étranger du personnage principal nous fait nous poser des questions sur nous, en tant qu’humain, et à ce que nous faisons jour après jour, à savoir détruire la Terre et se détruire nous même. Mais Stephenie Meyer réussi à nous démontrer que malgré sa barbarie, l’homme peut être doux, compatissant et qu’il n’est pas une cause perdue.

 

Ce roman est prenant et magnifiquement bien écrit. Il décrit à merveille les émotions ressenties par les deux protagonistes, bien mieux que dans le film du même nom sortit en 2013. Ce que j’apprécie dans ce roman est le fait que nous suivions toute l’adaptation et l’évolution de Vagabonde dans ce nouveau monde. Nous découvrons en même temps qu’elle la vie de Mélanie Stryder, son hôte, et leur cohabitation, entre haine et amitié, partageant leurs joies et leurs peines.

Le Silence de Mélodie – Sharon M.Draper, Élodie Pénisson.

Comment cela a commencé entre lui et moi ?

Je faisais mes courses à Super U, je m’arrêtais à l’Espace Culture comme d’habitude. J’étais fatiguée par ma saison, j’avais mal aux pieds, merci au travail saisonnier de serveuse que j’avais trouvé. Je passais mes doigts sur les reliures de livres. “Il ne faut pas que tu craques ! Arrête d’en acheter, tu en as plein sur ta table de chevet !” Me sermonnai-je. Puis mon œil s’arrêta sur cette reliure verte turquoise. Je lis le titre : Le Silence de Mélodie de Sharon M. Draper, édité chez Michel LAFON.

Qu’est-ce que c’est que cela ? Je le pris dans mes mains, le retournai et je regardai le résumé. Je vis aussi qu’il était le coup de cœur de John Green !

« Enfermée dans son corps, mais l’esprit libre, Mélodie nous raconte son histoire avec tant de force que vous aurez l’impression de la vivre avec elle. »

« Il a l’air pas mal. » Me dis-je.  Je le glissai dans mon cadi. “Je ne suis plus à un près, il ira avec les autres.” Me rassurai-je. J’oubliais ce livre jusqu’à ce qu’un soir je posai ma main dessus et me plongeai dedans. Il commençait par :

« Des mots. Des milliers de mots m’entourent. Peut-être même des millions. (…) Quand j’ai eu deux ans, tous mes souvenirs avaient des mots, et tous mes mots avaient une signification. Mais seulement dans ma tête. Je n’ai jamais prononcé un seul mot. J’ai presque onze ans. »

Après quelques chapitres, je le fermais. J’en ressortis très vite avec le souffle coupé. Dès les premiers mots, l’auteure a ce tour de force de nous mettre directement dans la tête du personnage principal. Je m’étais même demandée si ce n’était pas une autobiographique. C’était trop juste pour être une simple fiction, mais il s’avérait que non.

C’est l’histoire d’une jeune fille avec un handicap physique mais qui possède une vivacité intellectuelle. Elle est prisonnière de son corps et des préjugés. Bien que sa famille s’occupe d’elle du mieux qu’elle peut, elle est très frustrée de cette situation. Elle est d’abord placée dans une classe spéciale. Cela permet de montrer le regard que porte la société sur le “handicapé”, le mot « attardé » revient souvent. Le programme scolaire est épouvantable, sans oublier, les moqueries dans la cour avec les « valides » et même le regard des adultes.

C’est pour cela qu’il m’a fallu du temps pour y revenir et rouvrir ce livre. L’été était passé, je repris les cours, et je me mis à le lire entre midi et deux à table. Il y avait plein de monde autour moi mais cela ne me dérangeait pas. C’était même plutôt l’inverse. J’étais révoltée et je le faisais savoir. On se moquait de mes réactions mais je m’en fichais, certains passages étaient si tristes, si frustrants ou déroutants. Je le finissais qu’au bout d’une semaine, chose inhabituelle pour moi, car cette œuvre est magnifique mais lourde en émotions. Si je le conseille à tout le monde ? Bien sûr ! Ce livre est superbe, il nous touche en plein cœur. Il nous éclaire sur nos préjugés et notre façon de voir les choses. Il est rempli de valeurs et de morales, sans être dans l’excès. Il nous fait grandir c’est pourquoi, pour moi,  il devrait être lu en classe car il inspire la tolérance et le respect.

 

 

Lettres à Yves de Pierre Bergé – Lola Manin

Confessions épistolaire de Bergé à son amant Yves Saint-Laurent, décédé en 2008.

« C’est la dernière fois que je te parle, la dernière fois que je le peux. Bientôt, tes cendres rejoindront la sépulture qui t’attend dans les jardins de Marrakech. » 

Comme si une partie de lui s’était décrochée, Pierre Bergé livre ici la part la plus intime de sa vie et de sa sensibilité; il raconte avec douceur et émotions l’histoire d’amour des deux hommes, ponctuée de hauts et surtout de bas.

Souffrant d’un cancer du cerveau c’est un homme faible et malade qui est dépeint dans ce recueil, et malgré la vie de débauche qu’à mené Yves Saint-Laurent et son goût pour le risque; c’est une histoire d’amour somme toute classique que nous découvrons au fil des pages de ce recueil.
Nous pénétrons dans l’intimité du couple entre excuses prononcées trop tard, regrets et passion; nous découvrons le quotidien bouleversé et bouleversant dans lequel nous sommes plongé.
Pierre Bergé, dévoile, à sa façon, la vie de couple des deux hommes tout en laissant de côté les moments les plus difficiles de la vie de Saint Laurent. Ces moments qui seront plus tard dépeint dans le film éponyme de Bertrand Bonello sorti en 2014 et qui, sans surprise, ne plaira pas a Bergé qui a lutté toute sa vie pour cacher la vie de débauche de son compagnon. Lire la suite