Les livres tombent du ciel

Une pile de lives trône sur mon bureau. Un marque-page est glissé dans la moitié d’entre eux. Ils sont arrivés au fur et à mesure sans que je m’en aperçoive.

Tout a commencé dans une petite brocante, endroit idéal pour trouver des ouvrages d’occasion. Je parcours des yeux les étagères remplies d’histoires plus ou moins passionnantes, prend le temps de regarder la couverture et le titre de chaque livre. Je fais le tour une fois. J’ai en déjà repéré quelques uns. J’en prends deux et les compare : la couverture, l’état, la quatrième de couverture, l’auteur… J’y passe un temps fou sans même m’en rendre compte. Je souhaite me détourner du fantastique pour découvrir de nouveaux genre. Enrichir mes lectures par des auteurs moins abordables au premier abord. Je finis par choisir Anna Karénine de Tolstoï et le Seigneur des anneaux de Tolkien. J’ai donc encore craqué pour le genre fantastique mais j’ai une excuse : mon auteur préféré s’est inspiré de l’univers de la Terre du milieu pour écrire ses romans. J’aime l’aspect de la vieille édition poche et me sent revigorée par la promesse de ces lectures. La couverture d’Anna Karénine est très élégante et j’espère réussir à achever le récit, ce qui est, aujourd’hui encore, incertain.

Une fois rentrée, je ne peux m’empêcher de m’installer sur le canapé pour commencer ma plongée dans l’univers des mots. C’est plus fort que moi : que je revienne de la bibliothèque ou de la librairie avec un roman, une BD ou un manga, il faut que je le lise, le feuillette, que je m’assure que je l’ai bien choisi ! Ainsi, j’inspecte une dernière fois la couverture d’Anne Karenine, essayant de deviner à l’avance l’ensemble de l’histoire. Je fais tourner les 500 pages et retourne à la page 1. J’y suis.

Bien qu’absorbée dans l’univers mondain russe, une voix me souffle que Tolkien m’attend et qu’il est surement aussi intéressant que Tolstoï. Arrivée à 20 pages, je n’y tiens plus. Je comprends à présent l’atmosphère du premier livre, il me faut attaquer le deuxième. Je ferme Anna Karénine et ouvre le Seigneur des anneaux. Nouveau monde, nouvelle histoire, nouveaux sentiments.

L’ambiance des livres est appréhendée. Quand j’ouvre Tolstoi, une ligne me suffit pour me souvenir, me retrouver avec les personnages et ressentir leurs émotions. Si je le ferme et que j’ouvre le Seigneur des anneaux, une ligne me suffit pour replonger dans la Terre du milieu.

Mais, ô malheur ! Une promotion à la librairie sur les livres de poches ! Me voilà armée de trois nouveaux romans ! La couleur des sentiments de Kathryn Stockett arrive sans arrêt à mes oreilles et se trouve à la bibliothèque ! Mon esprit se trouve alors aux quatre coins du monde : dans la Russie du XIXe siècle, dans la Terre du milieu, au Mississippi des années 1960, dans la tête d’un homme qui ne s’aime pas… 

Ophélie

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